jeudi 13 décembre 2012

Seuls en enfer ! - Hubert Ben Kemoun

Quatrième de Couverture :

"Elle n'a plus de larmes, tant elle en a versé.
Plus de voix, à force d'avoir appelé à l'aide. 
L'homme ne prononce pas un mot, semble blindé contre ses insultes, contre ses suppliques et contre ses hurlements. 
Elle n'est sure de rien. Pas même d'être encore en vie, et si elle l'est, pas même d'être encore vivante dans l'heure qui suivra."
Pour une fois dans sa vie, Arturo doit prendre une décision et agir : sauver Pélagie, avant qu'elle ne succombe...

Note :
♣♣♣♣♣
Avis :
Seuls en Enfer ! est un roman à trois voix, avec une voix de plus en fin de roman. De part ses différents axes de narration, les timelines ne sont pas exactement synchronisés, ajoutant à l'atmosphère construite par l'auteur.

On suit donc l'histoire d'Arturo. Jeune homme paumé, qui n'a jamais pensé qu'à ajouter des conquêtes à sa liste et a fini par abandonner ses études. Livreur pour une petite société de pizza, il sillonne la ville sur son scooter. Angst, amnésique étrange. Suite à un accident de voiture qui lui a coûté sa mémoire et sa femme, il tente de se reconstruire chez son psy qui l'aide à se rappeler  Mais en plus d'avoir oublié son passé, Angst a beaucoup de mal a fixé un évènement dans sa mémoire. Et enfin Pélagie, jeune fille durement touchée par les coups du sort et qui reconstruit sa vie chez sa tante avec ses nombreux cousins.

La jeune fille est enlevée à la sortie d'une soirée mais ne comprends pas pourquoi. L'inconnu porte un masque de Mickey et ne parle pas. La pire est peut-être là, "ne pas savoir pourquoi on va mourir".

Au fil du roman, on comprend qu'Arturo a des informations et, peut-être à sa façon, Angst également. L'intrigue se construit par petites touches jusqu'au dénouement final, entrecoupée par des flashs de la captivité de la jeune femme. De cette manière l'auteur fait montrer la pression et le doute dans l'esprit du lecteur. Jusqu'à la fin, jusqu'à la révélation finale, qu'on peut légèrement deviner, et qui est un peu trop facile au vu de ce qu'on a lu auparavant.

L'écriture est simple et les personnages sont très vrais. J'ai particulièrement apprécié le trait de caractère d'Arturo qui admet sans fard que Pélagie ne serait jamais qu'un nom sur sa liste et non pas l'amour de sa vie qui etc. etc. Loin des clichés, les personnages sont étrangement vivants et pourraient être n'importe qui.

L'écriture est simple, accessible à un public plutôt jeune, mais un peu trop facile par moment à mon goût, manquant de cette profondeur qui aurait pu rendre le roman marquant.

La fin quant à elle me déçoit un peu par sa facilité. C'était un partit pris de l'auteur, cela lui permet de se démarquer, mais je suis néanmoins un peu déçue de la chute.

Bref, un roman très rapide à lire, dès 12/14 ans et les adultes.


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