samedi 17 janvier 2026

[SP NetGalley] Échec à la reine - Alyerel Ilesi

Échec à la reine (Fantastique) Échec à la reine (Fantastique) by Alyerel Ilesi
My rating: 3 of 5 stars

3.5/5

Compliqué pour moi d'écrire cet avis. La quatrième de couverture m'avait intriguée, mais lorsque j'ai commencé le roman, c'était devenu un peu flou dans ma mémoire - ce que je préfère car ça me permet de me lancer dans l'histoire sans a priori. 
J'ai eu du mal au début. Mais je reconnais que je n'étais pas forcément dans un bon mood donc je ne suis pas sure que ce soit lié au style. 

On fonctionne avec une narration "double". Viviane d'un côté, Ivy de l'autre. 
<spoiler>En vérité, et il m'a fallu un peu de temps, Viviane représente le présent et Ivy représente son enfance.</spoiler>
Viviane est la Reine, mais son reinaume est menacé par un voisin très belliqueux qui veut absorber son reinaume depuis des décennies. Elle sait qu'il y a des traitres autour d'elle et essaye de son mieux de s'en débarrasser. Elle décide alors de mettre son enfant de 10 mois en sécurité, de cacher son mari dans un bastion d'où il dirigera le pays comme elle lui a appris et elle ira ailleurs. Mais alors qu'ils sont proches du but, l'un des siens la trahit et tout déraille. 

Ivy est une jeune fille vive et intelligente mais maltraitée par sa nourrice. Toutefois, elle trouve une parenthèse de joie chaque été lorsqu'elle retrouve Andreas. Andreas est un noble du pays ennemis mais ils sont tous les deux enfants et s'ils cachent bien des secrets, ils profitent l'un comme l'autre de cette parenthèses pour échapper à la pression. 

Plus l'histoire se déroule plus les deux récits se rejoignent, offrant un vision un peu plus complète au lecteur. 

<spoiler>Il faut attendre en gros le dernier tiers du récit pour commencer à avoir une vision totale. 
On comprend alors que Ivy a toujours été le jouet du pouvoir malgré les efforts de sa mère pour l'en préserver. Mais elle savait qui était Andreas, ou du moins l'a compris avant lui. 
Une lettre d'un troisième narrateur vient à un moment donné apporté un nouvel éclairage sur ce qui a intensifié le conflit. Ces révélations montrent Viviane sous un nouveau jour et le lecteur va alors commencé à changer d'opinion. 
Viviane est pleine de son égo. Andreas plein de colère. L'un comme l'autre crie vengeance. Jusqu'à l'impensable. 

Car les meilleurs plans déraillent toujours. Pour Viviane c'est la trahison. Pour Andreas c'est de découvrir le visage de cette reine honnie depuis toujours. 
Un événement les isolent des leurs. 
Ce moment est charnière car on comprend alors que sans leurs monarques...les deux contrées s'en sortent finalement très bien !
Viviane et Andreas, bloqués ensemble, vont enfin avoir l'occasion de parler et de s'expliquer. Mais Viviane continue a être sur la retenue et à se cacher derrière son indignation vertueuse, son ego comme disent les autres. </spoiler>

Là nous arrivons à la fin du récit et on commence à s'interroger sur la direction qui va être prise. Autant dire que ça va en surprendre plus d'un(e) !
Je n'ai absolument pas vu venir  ce choix et il y a une ellipse. On arrive sur la fin d'une scène sans réellement comprendre comment ils ont pu en arriver là. 
Mais le pire reste encore l'épilogue. Cette dernière scène est du point de vue d'un quatrième personnage.
<spoiler>on comprend rapidement que Cassandra est "Cassia" la fille de Viviane</spoiler>
La mention de la couronne de coquelicot fait que le lecteur, comme les grands parents de la jeune fille, comprend qui l'a déposé. En revanche, je n'ai pas compris la fin. Il nous manque beaucoup trop d'informations je trouve. Il y a eu surement des coupes par rapport aux premiers jets, mais il m'a manqué plein d'infos, je me suis trouvée perdue. J'ai même relu plusieurs fois la fin, faisant des aller retour, pour vérifier que je n'avais rien raté, qu'il n'y avait pas de soucis avec mon livre. Mais non. 
C'est vraiment cette fin qui me fait baisser ma "note" globale. En effet, ce n'est pas une "fin ouverte" juste une fin...incompréhensible pour moi. 

Pourtant l'autrice a des idées relativement bien exploitées. L'idée d'un reinaume qui tient, de princes élevés comme des accessoires en miroir des princesses élevées pour être des épouses dociles. Mais la partie politique est finalement un peu trop laissée de côté alors qu'elle est prépondérante pour l'intrigue. L'empereur est présenté comme un être malfaisant qui ne veut que s'étendre sans préoccupation pour les vies perdues. Mais comment passe-t-on d'un jeune homme juste, même animé par la vengeance, à un homme prêt à tuer un bébé, à torturer et à emprisonner une jeune femme innocente  ? (à un moment il évoque que la princesse du pays voisin, cette monnaie d'échange, est dans les geôles de son chateau, charmant non ?)
L'évolution de Viviane est bien plus cohérente. Elle a souffert toute sa vie, a manqué d'amour clairement et lorsqu'elle a trouvé le bonheur, elle a préféré écraser toute cette innocence pour être le jouet que sa mère et le pouvoir voulait qu'elle soit.

Dans l'ensemble c'est un OS qui avait de très bonnes idées, des personnages complexes (du moins Viviane), et une galerie de personnages secondaires intéressants (bien qu'un poil trop en retrait). Mais l'exposition est très longue et finalement laisse des trous dans la toile politique qui nous aurait peut être permis de mieux comprendre tout ça. Mais la fin condense beaucoup de choses et comporte trop d'ellipses à mon goût. Je reste sur ma faim et ne comprend pas ce qu'a voulu signifier l'autrice. C'est dommage. Peut être que ça aurait valu la peine d'allonger un peu le récit afin d'équilibrer la première et la seconde partie et de mieux comprendre cette fin et cet épilogue.

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