samedi 16 mai 2026

[SP Babelio] L'Apprenti de Lord Magear T01 - Flipflop's

L'Apprenti de Lord Magear T01 L'Apprenti de Lord Magear T01 by Flipflop's
My rating: 4 of 5 stars

Nouveau manga des auteurs de "Darwin's Game", série un peu fantastique/futuriste qui m'avait bien plu (bien que traînant un peu trop en longueur sur la fin !). 
Ici on est sur un univers de fantasy beaucoup plus classique avec mercenaires et mages (et j'espère vraiment que la série sera moins longue que l'autre).

D'un côté on a un fils de mercenaire qui a été viré par son père pour "découvrir le monde" tandis que de l'autre on a une mage très puissante, Kuon, qui a décidé qu'il deviendrait son apprenti. 
Ce première tome est vraiment très introductif et nous présente surtout les deux personnages principaux dans les grandes lignes. On ne sait pas vraiment si c'est une série qui se présentera comme une succession d'épisodes ou avec un grand fil rouge principal.

Bien qu'introductif, ce premier tome était plutôt plaisant de même que les traits du dessin. Je suivrai cette série avec plaisir. Darwin's Game était vraiment originale et différente de ce que j'avais pu lire par ailleurs, j'ai donc pas mal d'attente ici. 
J'attends les prochains tomes pour être plus sûre de moi.

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[SP NetGalley] Prodiges - Elie Henon

Prodiges Prodiges by Elie Henon
My rating: 3 of 5 stars

Nous sommes dans une Venise/Italie alternative. Un état où l'Art est essentiel parmi la noblesse. C'est à travers une oeuvre d'art, un Prodige, que le dirigeant est choisi pour les trente années à venir.
La couverture l'annonce : nous allons suivre deux (demi-)frères. Rivaux. Talentueux. Différents.
Nous commençons avec Andrea. Faussaire talentueux, voleur, vie dans les bas quartiers et aime sa vie. Le jour où son père biologique, le Doge, le retrouve, sa vie bascule. Le voilà projeté dans un monde qu'il n'aime pas : les riches, les puissants. 
Cesare est le fils biologique du Doge, l'héritier désigné. Peintre de génie, il souffre pourtant d'un criant manque de confiance en lui. Il cherche à tout prix l'approbation de son père et est prêt à tout pour cela.
Tout les deux vont devoir participer à la présentation qui élira la prochaine famille au pouvoir. Mais dans cette compétition, tous les coups sont permis et certaines familles sont prêtes à tout.

On alterne entre les points de vue des deux frères et parfois, un autre héritier prend la parole. Cela nous permet de mieux connaître les deux frères et d'être au plus proche de l'intrigue.
Toutefois, cela n'a rien fait pour me faire apprécier Cesare. J'ai eu beaucoup de compassion pour lui. Il subit une pression folle, se dévalorise... mais ce n'est pas un personnage appréciable. Il est égocentrique, égoïste, arrogant. Bref, pas une personne dont je me ferai un ami bien qu'il soit, semble-t-il, le plus talentueux peintre de sa génération et d'avant.
Andrea est plus "humain", plus ouvert. Doué à sa manière, il est plus avenant et ne veut pas être mêlé aux machinations des autres. 

L'ensemble du roman est une ode à l'art et surtout aux sacrifices que s'impose les artistes au nom de l'Art. Par moment on a de la politique avec tout les coups bas et manœuvres que cela implique. Le père des garçons est un sacré b*** mais l'autrice lui donne des moments où l'on devine l'attachement qu'il a pour ses garçons (pas sa femme en revanche...).
On va suivre les participants dans leur académie où ils perfectionnent leur art, rendent des devoirs et travaillent sur leur Prodige. L'autrice fait de grands sauts temporels pour tenir dans le roman, mais c'est un peu artificiel et les personnages ne donnent pas l'impression d'évoluer sur cette ligne de temps. 
Andrea en veut à Cesare de ne pas s'intéresser à lui mais il n'essaye pas non plus de créer du lien. 
Les autres héritiers avaient du potentiel mais je les trouve trop laissé de côté. Ils interviennent épisodiquement mais cela reste trop sporadique. Ce sont des outils pour mettre en valeurs les deux frères. 
Plusieurs éléments vont être mis en place, mais laissé de côté, à mon grand regret. 

Je suis donc un peu mitigée. Cet amour des arts était prometteur et différent du reste. Il y avait du potentiel, mais je suis passée un peu à côté. Compliqué de totalement adhéré, des moments qui manquent de sens (sur la fin, un personnage pose une question très pertinente qui n'a jamais de réponse), des choses qui auraient gagner à être expliquer davantage (comme le meurtre qui est évoqué au début, à la toute fin, et jamais le reste du temps...).

Je ne regrette pas ma lecture, il y avait de très bonne chose et beaucoup de potentiel, je suis juste un peu déçue que cela n'ait pas totalement fonctionné pour moi.

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dimanche 3 mai 2026

Bien cordialement, dans ta gueule: Guide de survie en entreprise Clovis Henriot

Bien cordialement, dans ta gueule: Guide de survie en entreprise Bien cordialement, dans ta gueule: Guide de survie en entreprise by Clovis Henriot
My rating: n/c of 5 stars

Pas un roman à noter. 
Témoignage d'un cadre du tertiaire sur l'absurdité du monde du travail. 
Tous les métiers dans le secteurs ne se résument pas à ça, le trait est exagéré. Toutefois les formules, les esquives, on les reconnait. 
A cette lecture on devine l'engrenage qui va broyer les employés, ceux qui avaient des étoiles dans les yeux et qui pensaient faire la différence. Les requins s'en sortiront, les optimistes...
Mention spéciale pour Maëlys la stagiaire avec un franc parler rafraichissant et un culot affirmé. Le décalage entre une jeune femme qui sait ce qu'elle veut, et surtout ce qu'elle ne veut pas, et le système qui reste dans son langage creux. Dommage que ce ne soit que sur la fin du titre j'aurai aimé plus de ces interactions. 

Ah et fou rire d'anthologie lorsque j'ai vu la notion de "rayonnement" dans l'entretien. Je ne m'en remet pas !! En effet, dans l'éducation nationale c'est l'un des quatre critères de notation XD

Je vous recommande ses reals IG @leteletravailleur

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Review: Le Chant des déchus

Le Chant des déchus Le Chant des déchus by Marc J. Gregson
My rating: 4 of 5 stars

Voici, enfin, l'ultime tome de cette incroyable trilogie. Alors, Conrad va-t-il s'élever ou chuter ? Triompher ou périr ?
Dans les deux précédents opus, les événements ont sérieusement dégénérés. 
La guerre est devenue totale et les pertes sont massives pour les deux camps. 
A travers les tomes 1 et 2, l'auteur nous a non seulement permis de bien comprendre qui étaient les principaux personnages de l'histoire (il n'y a pas que Conrad !) mais également les différentes forces en présences, les forces et les faiblesses de chacun, etc. Magistral ! Car si le tableau se noircit au fil des pages, tout n'est pas négatif (ou en tout cas je n'en suis pas ressorti abattue comme avec Game of Thrones par exemple). 
Conrad est un personnage qui évolue, qui doute, qui échoue, mais aussi qui se relève, qui apprend, qui essaie. 

Dans ce troisième tome Conrad n'est toujours pas le héros parfait. Il doute toujours autant mais il ne renonce pas. Il est prêt à tout pour ses amis, sa famille et surtout pour faire tomber son oncle.
Pourtant, si les deux premiers tomes fonctionnaient sur le même schéma, on change un peu la donne ici. En effet, on va plus être sur une succession de "moments". Plus dense que les précédents, j'ai vraiment eu l'impression qu'on avait plusieurs épisodes qui étaient regroupés dans un même volume. On est sur une méthode empirique plutôt. 
Cela veut-il dire qu'il est moins bon ?

Que nenni !!!
On est à nouveau sur un tome incroyable. De la tension, de l'action, du doute, des moments plus émotifs, des personnages malmenés, des moments d'espoirs. Bon, on est principalement sur une succession d'actions pour être honnête, on souffle assez peu. Mais on est tout de même sur une incroyable conclusion. 
L'auteur réussit à négocier les difficultés en évitant les clichés (accident bête ? Résolution deus ex machina ?). Il nous propose des résolutions réalistes, parfois brutales, mais que l'on peut accepter. Ce n'est pas parfait, mais Conrad pouvait-il faire mieux à ce moment clé ? Pas sûr...

Si je trouve ce tome "un poil" en dessous des précédents (le tome 1 restant mon chouchou), il est incroyable. 
On est sur une incroyable trilogie. Les limites d'un système, les failles humaines, la résilience de l'être humain, le courage, la loyauté, même l'amour, tout est intriqué ici.
Une série que je vous recommande fortement. De par la densité de l'ensemble, on va plutôt partir pour des lecteurs plutôt à l'aise. Elle peut-être lue à partir de 14 ans pour de bons lecteurs, mais des adultes y trouveront leur bonheur sans soucis (oui c'est du YA et alors ?)

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samedi 2 mai 2026

[SP NetGalley] La Voie de l'Oré T1 : Le Maître de l'anarchie - Marie Fabre (Audio)

Le Maître de l'anarchie: La Voie de l'Oré, Tome 1 Le Maître de l'anarchie: La Voie de l'Oré, Tome 1 by Marie Fabre
My rating: 4 of 5 stars

Livre qui m'avait été recommandé et jusqu'à présent les versions audio de cet éditeur m'avaient convaincue, donc go. Verdict ? Encore une réussite. 
On est ici sur une histoire à tendance steampunk - comprendre révolution industrielle - mais sans fantastique (au moins pour ce premier tome).

Nous allons suivre un reporter qui va couvrir deux sujets : officiellement, il doit rédiger la biographie de l'un des enfants d'un homme influent de la ville de Bohème. Officieusement, il recherche un mystérieux médecin qui semble capable de guérir une maladie terrible qui court dans les bas-fonds de la ville. Une troisième intrigue vient se mêler aux deux précédentes : la mort de politiciens influents.
On comprend facilement que ces trois intrigues sont liées et que rien ne sera anodin. En effet, trois intrigues pour un premier tome cela signifie soit que cela va durer plusieurs tomes soit que les trois sont liées les unes aux autres !

Notre principal narrateur, Hatcher, est un reporter qui s'est élevé en partant de rien. Mais derrière son cynisme, on devine une naïveté déçue. Il vient de quartiers populaires et a bien conscience que sur l'échelle sociale, il n'est rien. Pourtant, il persévère. Il sort avec une star montante de l'opéra, travaille dur pour un journal connu. C'est un personnage intéressant car il a un pied dans les deux mondes. Il va devoir se mêler à l'élite pour son reportage et via sa petite amie, et il connait les quartiers populaires puisqu'il en vient. Même s'il renie ses origines, cela lui offre un point de vue assez unique sur les situations. 
Côté personnages secondaire : on a une galerie intéressante. En récurent on a Willem, cet enfant de la caste supérieure, à l'intellect impressionnant et qui pourtant ne semble pas à sa place. On a également Anna, fille adorée et future étoile de l'opéra. On sent le malaise de Hatcher lorsqu'il doit frayer avec cette noblesse. Mais son mal être met bien en lumière les inégalités de la ville de Bohème. Malgré les efforts d'Anna, Hatcher reste un prolétaire. Ce sont plutôt ses discussions avec Willem qui vont faire évoluer le regard de Hatcher sur la ville. en effet, l'autrice va utiliser ce reportage pour nous dévoiler autant le personnage de Willem que le fonctionnement de la ville de Bohème. C'est également un très bon outil pour faire évoluer son narrateur. 
Les autres personnages sont bien plus en retrait mais donne de la consistance à cet univers (collègues, frères, patron, amis…).

La comparaison avec Sherlock Holmes est facile et tentante. Pourtant je ne serai pas allé jusque là. En effet, même si Hatcher enquête, bouscule et dérange, il n'a pas les "déductions" du célèbre détective. Et il n'en a pas besoin ! Son rôle de reporter est très intéressant. En posant des questions, en étant parfois simplement présent, il va mettre en lumière ce que veut dire l'autrice : inégalité de classe, mépris, abandon, misère, manipulation, famille dysfonctionnelle…
J'ai aimé la construction de ce personnage qui porte l'histoire, mais je reconnais avoir été un peu déçue de sa relation avec Anna. La jeune femme est un pur produit de son rang et n'a pas de mauvaises intentions. Elle fait de son mieux pour être ouverte d'esprit et semble sincèrement éprise de Hatcher. 

Vous l'aurez compris, les personnages sont ici plus important que l'intrigue/les intrigues. La ville elle-même est un personnage. 
Sur la fin, les révélations s'enchaînent et laisse le lecteur autant que le narrateur étourdit. L'autrice a mené son mystère de main de maitre, et si le lecteur pouvait avoir des soupçons, l'autrice garde suffisamment la main pour vous surprendre malgré tout. 
On termine alors sur des rebondissements qui sont osés et qui donnent très envie de lire la suite. Je n'en dis pas plus pour vous laisser la surprise, mais je suis très curieuse de savoir ce qui est prévu pour les deux prochains tomes de cette trilogie.
Bravo et merci Marie Fabre pour cette découverte.

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