Prodiges by
Elie Henon
My rating:
3 of 5 stars
Nous sommes dans une Venise/Italie alternative. Un état où l'Art est essentiel parmi la noblesse. C'est à travers une oeuvre d'art, un Prodige, que le dirigeant est choisi pour les trente années à venir.
La couverture l'annonce : nous allons suivre deux (demi-)frères. Rivaux. Talentueux. Différents.
Nous commençons avec Andrea. Faussaire talentueux, voleur, vie dans les bas quartiers et aime sa vie. Le jour où son père biologique, le Doge, le retrouve, sa vie bascule. Le voilà projeté dans un monde qu'il n'aime pas : les riches, les puissants.
Cesare est le fils biologique du Doge, l'héritier désigné. Peintre de génie, il souffre pourtant d'un criant manque de confiance en lui. Il cherche à tout prix l'approbation de son père et est prêt à tout pour cela.
Tout les deux vont devoir participer à la présentation qui élira la prochaine famille au pouvoir. Mais dans cette compétition, tous les coups sont permis et certaines familles sont prêtes à tout.
On alterne entre les points de vue des deux frères et parfois, un autre héritier prend la parole. Cela nous permet de mieux connaître les deux frères et d'être au plus proche de l'intrigue.
Toutefois, cela n'a rien fait pour me faire apprécier Cesare. J'ai eu beaucoup de compassion pour lui. Il subit une pression folle, se dévalorise... mais ce n'est pas un personnage appréciable. Il est égocentrique, égoïste, arrogant. Bref, pas une personne dont je me ferai un ami bien qu'il soit, semble-t-il, le plus talentueux peintre de sa génération et d'avant.
Andrea est plus "humain", plus ouvert. Doué à sa manière, il est plus avenant et ne veut pas être mêlé aux machinations des autres.
L'ensemble du roman est une ode à l'art et surtout aux sacrifices que s'impose les artistes au nom de l'Art. Par moment on a de la politique avec tout les coups bas et manœuvres que cela implique. Le père des garçons est un sacré b*** mais l'autrice lui donne des moments où l'on devine l'attachement qu'il a pour ses garçons (pas sa femme en revanche...).
On va suivre les participants dans leur académie où ils perfectionnent leur art, rendent des devoirs et travaillent sur leur Prodige. L'autrice fait de grands sauts temporels pour tenir dans le roman, mais c'est un peu artificiel et les personnages ne donnent pas l'impression d'évoluer sur cette ligne de temps.
Andrea en veut à Cesare de ne pas s'intéresser à lui mais il n'essaye pas non plus de créer du lien.
Les autres héritiers avaient du potentiel mais je les trouve trop laissé de côté. Ils interviennent épisodiquement mais cela reste trop sporadique. Ce sont des outils pour mettre en valeurs les deux frères.
Plusieurs éléments vont être mis en place, mais laissé de côté, à mon grand regret.
Je suis donc un peu mitigée. Cet amour des arts était prometteur et différent du reste. Il y avait du potentiel, mais je suis passée un peu à côté. Compliqué de totalement adhéré, des moments qui manquent de sens (sur la fin, un personnage pose une question très pertinente qui n'a jamais de réponse), des choses qui auraient gagner à être expliquer davantage (comme le meurtre qui est évoqué au début, à la toute fin, et jamais le reste du temps...).
Je ne regrette pas ma lecture, il y avait de très bonne chose et beaucoup de potentiel, je suis juste un peu déçue que cela n'ait pas totalement fonctionné pour moi.
View all my reviews