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mardi 10 janvier 2017

La Trilogie du Mal T.3 : L'âme du mal - Maxime Chattam & Michel Montheillet


Quatrième de Couverture :
Une ombre inquiétante rôde dans les forêts de l’Oregon, là où se passent parfois des choses dont nul homme ne devrait rien savoir. C’est d’abord un employé de l’environnement qui est retrouvé mort, le visage horrifié. Aucune trace du criminel... Dans le même temps, des femmes disparaissent en pleine nuit, pendant le sommeil de leur époux. Pas de trace d’effraction dans les maisons... Et puis se répand une épidémie singulière, du jamais vu : les foyers de Portland sont envahis par des araignées aux piqûres mortelles. Les victimes s’accumulent et la psychose s’intensifie. Et s’il n’y avait qu’une seule et même personne derrière tout cela ? Un être pas comme les autres. Peu à peu, on commence à murmurer le pire... Et s’il n’était pas humain ? Joshua Brolin et Annabel O’Donnel s’immiscent dans l’enquête. L’ex-profiler du FBI et la détective new-yorkaise vont entrer dans la toile et faire face à l’impensable. Une nouvelle génération de tueur.
Note :
♣♣♣♣♣
Avis :
Voici la troisième BD de l'adaptation de la série de Maxime Chattam. Ce troisième opus signe la fin de l'histoire contenu dans le premier roman. Pas d'information pour le moment pour savoir si les autres tomes seront également adaptés, mais la quatrième de couverture proposée par les éditeurs le laisse entendre (car Annabel n’apparaît que dans le tome 2).
En l'état, cette troisième histoire signe la fin de l'enquête sur le Corbeau de Portland. Comment Joshua Brolin risque sa carrière pour réussir à capturer un tueur particulièrement vicieux.

Le travail qui a été fait sur les visages et les décors est véritablement époustouflant. Les différentes cases rendent vraiment bien l'ambiance mais aussi les sentiments des différents protagonistes de l'histoire. Sans jamais sombrer dans le sensationnel en dessinant les victimes, on est tout de même plonger dans l'horreur de l'enquête et la tension qui en découle.

Côté intrigue, il y a eu des remaniements inévitables. Des raccourcis, des personnages qui prennent un peu plus d'importance dans l'enquête et autre.
Quand on connait bien le roman, on tique un peu, mais c'est bien amené et cohérent. On se laisse prendre au jeu.

Une très belle adaptation, de qualité, dont on ne peut que souligner le travail. Pour les amateurs de BD "polar" de qualité et les fans de Maxime Chattam.


Infos :
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lundi 15 décembre 2014

13 à table ! - Collectif


Quatrième de Couverture :
13 des plus grands auteurs français actuels pour 13 nouvelles autour d'un thème commun : un repas.
Intrigues policières, réunions de famille qui dérapent, retrouvailles inattendues... Du noir, de la tendresse, de l'humour, de l'absurde, à chacun sa recette.
13 repas à déguster sans modération, alors à table !
Note :
♣♣♣♣♣
Avis :
J'ai voulu lire ce roman à la fois pour l'idée derrière d'avoir un regroupement de métiers qui travaillent en commun pour offrir des repas aux Restos du Cœur, mais également pour les auteurs qui ont participé : des noms reconnus.
En revanche...je me suis un peu ennuyée :/
Les nouvelles sont très diverses : témoignage, thriller, humour, "humanitaire", karma... Pour autant, exceptées quelques uns plutôt touchantes, je n'ai pas vraiment été embarqué par mes lectures. La faute en incombe en partit au format de la nouvelle qui est toujours un peu frustrant, mais pour autant j'ai terminé certaines nouvelles en me demandant ce qu'il venait de se passer...La première par exemple m'a laissé totalement de marbre ! Maligne m'a déçu par ce côté thriller qui tombe à plat, ou encore Le Parfait qui certes se déroule autour de l'idée d'un repas mais...bof.
Seules "La part de la Reine" a réellement su me toucher et m'émouvoir, je soulignerai également Un petit morceau de pain et Jules et Jim.
Voilà c'est une bonne action, mais côté lecture je reste déçue.


Infos :
  • 13 à table !
  • Collectif
  • Pocket (novembre 2014)
  • 273 pages
  • 5 €
  • Fiche
  • Amazon

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mardi 5 août 2014

La Trilogie du Mal T.2 : Ecrit sur les portes de l'Enfer - Michel Montheillet & Maxime Chattam


Quatrième de Couverture :
Au départ tout devait être simple pour l'inspecteur Joshua Brolin qui rendit de mettre fin aux jours d'un tueur en série, Leland Beaumont, baptisé par la presse "Le bourreau de Portland". Pourtant. un an après, des meurtres particulièrement sauvages reprennent et correspondent très exactement à ceux du bourreau de Portland. Est-ce que Leland est vraiment mort ce soir-là ? L'enquête mène le jeune inspecteur jusque dans les milieux satanistes de Portland. Aussi incroyable que ça puisse paraître, est-ce que le Mal peut vraiment revenir d'entre les morts ?
Note :
♣♣♣♣♣
Avis :
Nous reprenons l'histoire un an après la libération de Juliette. En ce sinistre anniversaire, quelqu'un semble narguer la police, et plus particulièrement Brolin, en tuant de manière particulièrement abjecte. 
Les événements sont très fidèles au roman, mais avec quelque chose en plus. En effet, dans la BD les deux auteurs ont pris le parti de rajouter des éléments de la jeunesse de Brolin...clin d’œil à un autre roman de Maxime Chattam probablement (Le 5e Règne). Je n'ai rien vu de la part de l'auteur le confirmant, mais il y a des coïncidences. 
Les dessins sont identiques à la premières BD : je n'y reconnais pas exactement les personnages tels que je les avaient imaginés, mais ils ont quelque chose de fidèle à l'histoire. 
Les cases sont détaillées et rendent bien l'atmosphère des différentes scènes : que ce soit une discussion entre ami(e)s ou un cadavre. 
Ces cases sont très détaillées et peuvent choquer les plus jeunes, attention. Le lire est une chose, le voir illustré...eh bien disons que je ferai attention. 
Bref, toujours très fidèle, je continuerai sans nul doute :)


Infos :
  • Ecrit sur les portes de l'enfer
  • La Trilogie du Mal #2
  • Maxime Chattam & Michel Montheillet
  • Michel Lafon & Jungle ! (octobre 2013)
  • 54 pages
  • 12.95 €
  • Fiche
  • Commander en ligne
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  1. Le Bourreau de Portland

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jeudi 10 juillet 2014

La Patience du Diable - Maxime Chattam

Quatrième de Couverture :
Le Mal peut-il contaminer ceux qui le traquent ?


Un go-fast pris en flag qui transporte bien pire que de la drogue…

Deux ados qui tirent sur les passagers d’un TGV lancé à pleine vitesse…

Des gens ordinaires découverts morts… de terreur.

Le Diable mène le bal, le monde est devenu fou.

Lieutenant à la Section de Recherche de Paris, Ludivine Vancker comprend bientôt qu’un fil sanglant relie ces faits divers. Rien ne pourra l’empêcher de remonter la piste à sa source. Aux racines de la peur.
Note :
♣♣♣
Avis :
Pour le moment il n'y a pas à proprement parlé de série comme pour Autremonde ou La Trilogie du Mal, pour autant ce que j'appelle la série "Ludivine Vancker" regroupe les romans la plaçant en narratrice principale ou importante et cela me permet d'ordonner le tout. En effet, impossible de lire ce roman avant La Conjuration Primitive. Trop d'élément du premier ouvrage trouve encore un écho dans ce tome ci. Et puis de toute façon il est trop bon pour que vous passiez à côté.

Alors que Ludivine souffre encore des événements du tome précédents, le mal ne s'arrête pas. Une épidémie est en train de se répandre en France et Ludivine pressent que ce n'est que le début. Ce qu'elle et ses équipiers découvrent dans le go-fast ne fait que conforter son hypothèse. Plus qu'une épidémie, c'est un complot qui se trame, quelque chose ou quelqu'un fait la liaison entre les divers éléments des enquêtes. 
Face au scepticisme de ses collègues, Ludivine va une fois de plus plonger au cœur du mal, dans les méandres d'esprits délirants et sans pitié.

Le personnage de Ludivine est bien plus torturé que les personnages déjà utilisés par l'auteur. Elle souffre de réminiscences et d'une obsession malsaine. Pourtant, petit à petit, l'écheveau va se démêler, donnant sens à ce puzzle macabre et sanglant. 
Si l'auteur a un don certain pour la mise en scène et les jeu de piste, le thriller et le macabre, j'ai pourtant trouvé cet opus plus "simple" que le précédent qui avait su me surprendre jusqu'aux dernières pages. Là on devinait des éléments à divers stades du récit, et c'est bien la première fois que cela m'arrive avec l'auteur. 

Je me suis régalée jusqu'à la fin, mais je reconnais que je trouve ce roman un peu en dessous de La Conjuration. Enfin, j'aurai aimé revoir Joshua Brolin qui restera surement encore longtemps pour personnage phare dans les thriller, il a une place indétrônable. Il est évoqué ici mais n'intervient pas. Peut-être la prochaine fois ?


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jeudi 12 septembre 2013

La Trilogie du Mal T.1 : Le Bourreau de Portland - Maxime Chattam & Michel Montheillet (BD)

Quatrième de Couverture :
Joshua Brolin n'est pas inspecteur à la criminelle de Portland depuis très longtemps. Mais son intuition semble sans faille. Et quand il reconnait dans le meurtre d’une jeune femme défigurée et les mains tranchées, les actes d’un dangereux tueur en série, son ami Larry Salhindro se laisse convaincre sans hésiter. Malheureusement, ses autres collègues ne sont pas du même avis. 
Aidé de Juliette Lafayette, une jeune étudiante en psychologie qui passe son temps à chatter sur Internet sans savoir qu’elle est épiée par un inconnu, Joshua Brolin tente de comprendre ce tueur que les journaux appellent maintenant : Le Bourreau de Portland. Mais ni l’un ni l’autre ne sont préparés à cette descente dans l'horreur qui changera leur vie à jamais.
Note : 
♣♣♣♣
Avis :
Alors que je suis une grande fan de la Trilogie du Mal sous forme de romans, j'ai été intriguée par la sortie en BD/comics d'une adaptation. Je me suis lancée sans trop savoir ce qu'on allait y trouver. 
L'éditeur a mis en ligne les 5 premières planches (lien en bas de l'article) ce qui vous permettra de vous faire une petite idée. Ce n'est pas désagréable comme dessin, mais on est loin de la BD type Astérix (oui j'ai les références les plus connues du monde ^^). 
Les dessins sont plutôt sombres, ce qui colle parfaitement à l'atmosphère du roman. 

C'est toujours difficile de faire une adaptation, avec des acteurs ou graphiquement, parce que les lecteurs ont déjà une idée de l'allure des héros et que si le décalage est grand ils peuvent ne pas adhérer. 
Si là je ne les imaginais pas forcément comme ça, ça reste crédible. 

Pour l'histoire, il n'y a pas le roman en entier ici, on a juste la première partie du roman. Il y a eu quelques modifications mais globalement le scénario est très fidèle au scénario original.
Même si le dessinateur a beaucoup de talent et s'en sort bien, il me manque vraiment l'ambiance qu'avait réussi à instaurer Maxime Chattam à ses romans. Dans cette BD le trait est parfois simplifié.

En bref, c'est une adaptation plutôt réussie, mais je n'arrive pas à me rendre compte si, sans avoir lu le roman de base, on peut complètement adhérer et saisir les implications.
Je vous recommande de regarder quelques planches avant de vous décider.

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sortie prévue en octobre 2013
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Bonus :

mardi 10 septembre 2013

La Conjuration Primitive - Maxime Chattam

Quatrième de Couverture :
Et si seul le Mal pouvait combattre le Mal ?
Une véritable épidémie de meurtres ravage la France.
Plus que des rituels, les scènes de crimes sont un langage. 
Et les morts semblent se répondre d’un endroit à l’autre.
Plusieurs tueurs sont-ils à l’œuvre ? Se connaissent-ils ? 
Et si c’était un jeu ?
Mais très vite, l’hexagone ne leur suffit plus : 
l’Europe entière devient l’enjeu de leur monstrueuse compétition.
Pour essayer de mettre fin à cette escalade dans l’horreur, une brigade de gendarmerie pas tout à fait comme les autres et un célèbre profiler, appelé en renfort pour tenter de comprendre.
Note :
♣♣♣♣
Avis :
Ayant découvert, et adoré, Maxime Chattam avec sa Trilogie du Mal j'étais impatiente de le lire dans ce 'retour aux sources'. En effet dans la Conjuration Primitive l'auteur revient à un thriller violent et sanglant avec des personnages sombres et parfois très complexes. 
Si l'intrigue et son idée sont particulièrement intéressant, j'ai trouvé un peu "simple" la construction du roman. La construction en trois partie devenait rapidement évidente et certains rebondissements ne m'ont pas surprise. 
Si j'aime l'idée que l'auteur n'hésite pas à égratigner ses personnages et à leur faire vivre l'enfer sans forcément un espoir de bonheur à la fin, les deux lieutenants de la brigade était assez basique au premier abord. 
La fin est prenante, et quand bien même le lecteur aurait des doutes sur les dessous de l'affaire, on se laisse tenir en haleine. Le clin d’œil de Maxime Chattam pour ses premiers thriller m'a définitivement conquise et me laisse en attente de la suite ! 
Je veux continuer à explorer le Mal :)

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Autres Livres de l'Auteur sur le site :
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mercredi 14 novembre 2012

[Evènement] - Entretien avec Maxime Chattam





Aujourd'hui, Au Dernier Bar avant la fin du Monde (19 avenue Victoria à Paris, M.Châtelet), Le Livre de Poche a organisé une rencontre exceptionnelle avec...Maxime Chattam ! En effet, Le Livre de Poche ré-édite le premier tome de la série Autre-Monde, L'Alliance des Trois. Une bonne occasion de réunir les fans !





Auteur prolifique, l'auteur français s'est prêté au jeu de la discussion pendant une bonne demi-heure avec le sourire et une bonne humeur communicative. N'hésitant pas à parler de tout, et même de ses travaux futurs ou en cours, l'auteur parle de sa passion et captive son auditoire. Pas de vidéo (pour un soucis de batterie) mais un souvenir impérissable pour votre servante ^^

Ce qui pourrait ressortir de cet entretient ? :
"Je suis un vrai geek" (le lieu était donc idéalement choisi !)
l'auteur est un grand fan de cinéma (une dizaine de films par mois au bas mot...quand même)
passionné par son métier, l'auteur est certes prolifiques mais également très exigeant envers lui-même.

Notre discussion a rebondit sur plusieurs sujet, au gré de la discussion, donc ne vous étonnez pas si vous avez l'impression que je passe du coq à l'âne, j'étais occupée à écouter et mes notes sont un peu illisibles ;)


Les habitués de l'auteur ont pu être surpris du choix de l'auteur de choisir des enfants/des adolescents comme héros de sa nouvelle saga après avoir travaillé avec des personnages beaucoup plus mûrs psychologiquement, des adultes avec déjà une vie et des choix plus ou moins marquant. L'auteur me répond que s'il ne renonce pas à travailler avec ce genre de personnage, il avait envie de travailler dans un monde un peu plus imaginaire (donc plus adapté avec des personnages plus jeunes) et travailler au passage la question de la transition entre l'enfance et l'âge adulte. Il travaille dans la série Autre-Monde cette perte de l'innocence qui accompagne ce passage d'un état à l'autre et s'interroge sur la part de cynisme qui y est lié ("faut-il devenir cynique en passant à l'âge adulte ? Est-ce une obligation ?", c'est évidemment pourquoi nous avons des références à des cyniks dans la séries...nom du cocktail créé pour l'occasion au Bar si le cœur vous en dit !).
L'univers qu'il a créé lui permet ainsi de suivre ces personnages dans cette transition et est à l'image même de cette transition, c'est un "Autre-Monde". Il confronte l'innocence de l'enfance avec ce qu'il peut y avoir de pire chez l'homme, il confronte des enfants à ce qui peut faire les bases de la vie.

En effet, sauf quelques romans, Maxime Chattam préfère faire démarrer ces intrigues aux États-Unis, puis à faire une incursion en Europe, en France. Ce choix s'explique selon lui en raison de la façon de penser des gens. En effet, les États-Unis ont une portée beaucoup plus universelle du point de vue culturel. De part les séries TV, les films ou même les romans, les États-Unis sont souvent en tête. Cela permet donc de toucher un plus grand nombre de gens. Le fait de se placer en France est déjà une façon de limiter les choses en permettant au lecteur, francophone, de s'identifier plus simplement. Mais même en démarrant son intrigue en France (Les Arcanes du Chaos), l'auteur se permet d'élargir peu à peu le champs de l'intrigue et finit par envoyer l'héroïne aux Etats-Unis.

Cette façon d'ailleurs de passer d'un "monde" à "l'autre", que ce soit le passage de l'enfance à l'âge adulte, des Etats-Unis à la France pour un retour aux racines, aux bases et au passé, c'est également une façon de montrer, surtout par ce passage de la France aux USA, la portée que peut avoir une action individuelle sur un schéma plus vaste, plus universel. Ce thème de l'action individuel est présent dans la majorité des ouvrages de Maxime Chattam, mais l'auteur m'en a plus particulièrement parlé via Les Arcanes du Chaos. C'est un thème cher à l'auteur qui finit toujours d'une manière ou d'une autre par l'aborder que le roman soit plus un thriller ou plus un roman imaginaire. Il est adepte de la théorie du chaos et s'intéresse particulièrement à la porté des individus, à ce qui rend le monde et les individus si complexes, la multiplicité des façons dont une personne peut rayonner sur son environnement, que celui-ci soit immédiat ou plus vaste.
 
Maxime Chattam est un "touche à tout" et a tout autant travaillé sur le "Mal" (trilogie du Mal) que sur les promesses et la nature de l'homme, même s'il commence un peu à s'en écarter.

L'auteur a même travaillé sur le passé, s'offrant le plaisir de travailler sur un diptyque ayant pour thème le Temps, reprenant le style du thriller à travers les yeux d'un écrivain L'auteur nous tisse une intrigue, nous déroule une époque et des personnages, mais surtout s'offre une synthèse de ce qu'il a pu travaillé dans ses travaux précédents (le mal, l'affrontement du passé et du présent, l'influence du passé dans le présent, quelle est la part du passé qui est dans le présent, mais aussi de personnages qui sont tout à la fois acteurs que témoins de l'intrigue).
Néanmoins ce diptyque lui permet également de travailler un nouveau thème, tout aussi complexe et riche que les précédents : la vérité. Les questions qui se posent à la lecture de ces romans sont alors : mais qu'est-ce que la vérité ? comment la détermine-t-on ? est-elle unique ? dépend-elle de chacun ? etc.
Maxime Chattam construit ses deux romans comme des miroirs l'un de l'autre et s'amuse à borner tant les personnages que les lecteurs. Où se situe finalement la vérité ? A quel moment est-on victime de l'auteur ?
A ce sujet, l'auteur n'a qu'une seul regret : de ne pas avoir sortit les deux romans en même temps afin que l'effet soit plus percutant pour les lecteurs et que les détails de la première intrigue ne soit pas perdu dans les méandres de la mémoire.

Tant que nous étions sur le thème du passé, l'auteur en a profité pour me parler de ses travaux futurs (bon vraiment futur puisque là il travaille sur un gros travail qui ne se terminera surement pas avant mai 2013 et puis bon...rien n'est pressé). Il a l'ambitieux projet de construire quatre romans qui vont tous illustrer quatre faits du XXème siècle que l'auteur souhaite mettre en avant. Son souhait est de faire une "chronique" du vingtième siècle à travers les yeux d'un héros et à travers un évènement Néanmoins ces romans sont indépendant de son diptyque, le seul lien qui serait pour l'instant choisit serait que l'un des héros serait un descendant du héros de Leviatemps. (il y aurait peut-être même un clin d'oeil à la fin à l'un des évènements marquants de l'histoire évoqué dans les Arcanes du Chaos, lui permettant de compléter la boucle qu'il avait initié).



Ensuite nous avons parlé de son travail d'auteur. Maxime Chattam est une personne qui travaille énormément mais qui est aussi très exigent envers son propre travail. En effet, l'auteur préfère "jeter" un travail en cours plutôt que de mettre "rustine" sur "rustine". En effet, si lui-même ne juge pas le roman "comme le meilleur roman que j'ai jamais écrit de tout les temps" il n'est pas satisfait. L'auteur ne souhaite présenter à son éditeur, et donc à ses lecteurs, uniquement des romans qu'il estime "géniaux", je cite ça doit être un "kif". Par conséquent, difficile pour lui de choisir son roman préféré parmi ceux qu'il a écrit : il les aime tous !

Sa façon de procéder est très intense : quand il a une idée de roman, il ne l'a pas à moitié. Il a toujours une idée très précise au départ et la fin doit y correspondre. En général, quand il écrit un roman, il est déjà en train de construire la trame du suivant ! Il fait des recherches pour le suivant pendant les pauses de celui qu'il écrit ! C'est un rythme très intense, mais il aime ce qu'il fait ! Cela explique pourquoi Maxime Chattam est un auteur si prolifique (jusqu'à deux romans par an). C'est un auteur qui a des idées plein la tête (des casiers de poste à foison dont certains sont plein à craquer) et des tas de cahiers de notes ! Mais qu'on se rassure, maintenant qu'il a une famille (il s'est marié cette année), il ne travaille plus que 5 jours sur 7...ouf !

S'il a une formation plus tendance littéraire, Maxime Chattam est très attiré par les sciences. Cela se sent dans son soucis du détails, il n'hésite pas à se déplacer pour étudier des lieux, rencontrer des spécialistes (il aurait même fait des études d'histoire-géo afin d'avoir des notions pour faire un roman d'héroïc-fantasy crédible !). En effet, pour cet auteur, un roman ne doit pas seulement être un délire de son auteur, mais également avoir un cadre. Pour Maxime Chattam un bon roman est un mélange réussi, alchimique, de littérature, d'arts et de cadres scientifique !

Maxime Chattam aime faire la promotion de ces livres, mais son rythme ne lui permet pas forcément de le faire. Il aime échanger en direct avec les gens, selon lui c'est le meilleur moyen pour avoir les retours des libraires. De parler ainsi à tous ses fans lui permet également d'avoir une multitude de point de vue. Après, il peut synthétiser ce qui a été dit pour en dégager des tendances (j'adore quand il parle de science...que voulez-vous, je n'ai pas une formation de matheuse pour rien ^^). Évidemment ce n'est pas qu'il utilisera forcément ces remarques pour ces romans, mais dans les moments de doute cela peut lui indiquer une direction plutôt qu'une autre. Sympa !


Pour terminer j'ai demandé à l'auteur quel lecteur il était. Maxime Chattam a été un grand lecteur à une époque, lisant plusieurs romans par semaine, mais ce n'est plus le cas maintenant. Il lit toujours des essais, par plaisir mais également dans le cadre de son travail de recherche pour ses romans, et il aime les biographie, passionné qu'il est par l'histoire. Il avoue néanmoins avoir acheté le dernier J.K.Rowling et le dernier livre sur A. Schwarzenegger. Il ne s'intéresse pas aux prix littéraire mais fonctionne plutôt aux conseils qu'on lui donne.

En revanche, c'est un très grand fan de cinéma. Il a en effet eu la possibilité d'avoir une pièce entièrement dédié au cinéma en dessous de son bureau. Il y va à l'heure du déjeuner et peu y rester jusqu'en milieu d'après-midi. en matière de cinéma, il est également très éclectique : si on lui en dit du bien il ne verra ! Il regardera aussi bien un film américain "décérébré" qu'un film d'auteur. De voir des films lui permet de faire une pause dans son boulot, de 'déconnecter' tout en restant dans le thème 'artistique'.

Nous avons terminé en parlant des adaptations des romans au cinéma. Pour lui ce qui compte, ce n'est pas si le roman est un succès des ventes qui doit être un critère, mais plutôt en fonction du message qu'il véhicule. Il faut que le metteur en scène soit également capable de déterminer le meilleur moyen de mettre ce message en avant, quitte à s'éloigner du texte original. Pour exemple, Maxime Chattam cite Shining qui est un grand roman (de S. King) et un excellent film (de Kubrick) et pourtant on ne retrouve pas dans le film toutes les scènes "cultes" du roman.


Nous nous sommes quitté là-dessus et c'était vraiment un moment très agréable pour moi, je l'espère partagé, et peut-être auront nous l'occasion de recommencer ! (je ne m'en remet pas, il a longtemps vécu près de chez moi ^^)