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jeudi 14 février 2019

[Selection] - Saint Valentin 2019



Une année j'avais joué aux Valentins de papier, mais cette année j'ai plutôt choisie le classique. Une petite sélection de romance en tout genre qui m'avaient vraiment touchées.

J'ai essayé de me restreindre aux "meilleurs" romans (parfaitement subjectivement bien sûr) et de choisir différents genres, différents style.
J'ai également voulu me restreindre aux "vraies" romances et non aux romances qui sont des à-côtés d'une histoire plus complexe.

Allons-y ! Il n'y a pas d'ordre particulier.


Pas un coup de cœur, mais un roman qui est une vraie comédie romantique américaine ! De quoi contenter tous les fans du genre. La romance est un peu téléphonée, mais j'ai aimé les références cinématographiques. En lire plus ICI.

Une romance historique qui aura su me séduire grâce à l'humour et à des personnages bien campés. Je n'ai pas terminé la série, mais j'avais vraiment passé un bon moment avec ce premier tome ! En lire plus ICI
 Roman YA, je vous préviens, sortez les mouchoirs ! Mais j'avais craqué pour cette histoire touchante et merveilleuse, même si j'ai pleuré... En lire plus ICI.

lundi 12 février 2018

La Pâtissière de Long Island - Sylvia Lott



Quatrième de Couverture :
Pour l’empêcher de fréquenter l’homme qu’elle aime, le père de Marie décide de l’envoyer aussi loin que possible de leur petit village de Frise orientale : à New York, chez ses deux frères. Avec pour seuls bagages son cœur brisé et la recette secrète de son gâteau au fromage blanc, elle débarque à Brooklyn en ce froid mois de novembre 1932, à la fois fascinée et terrifiée par ce qui l’entoure. Elle est bien loin de se douter de l’incroyable destin que lui réserve le Nouveau Monde.
Des décennies plus tard, Rona, sa petite-nièce en plein revers professionnel et sentimental, vient lui rendre visite. Marie lui raconte son histoire et lui confie la recette du cheesecake qui doit changer sa vie.
Note :
♣♣♣
Avis :
Je l'admet, j'ai lu ce roman avec l'idée que c'était un roman de la catégorie feel-good un peu comme "La petite boulangerie du bout du monde", ou même comme "La bibliothèque des coeurs cabossés". Et bien pas du tout !
Comme quoi, il ne faut pas juger un livre à sa couverture !!!

Ce roman fait des aller-retours entre passé et présent. On va suivre la vie de Marie, une jeune allemande qui a du émigrer aux Etats-Unis - forcée par son père. Cela se situe juste avant la Seconde Guerre Mondiale, donc avant que la méfiance des allemands se généralise.
Dans le présent, nous allons suivre Rona, sa petite nièce qui vit en Allemagne. Photographe, elle est à un moment de sa vie où elle remet ses décisions en doute. La rencontre avec sa grand-tante va l'aider à faire face aux décisions qu'elle doit prendre.

Ce roman m'a fait sourire et parfois m'a émue. Sans aller jusqu'aux larmes, ce roman m'a touché. Ce n'est pas une période que j'ai l'habitude de rencontrer dans mes lectures et j'ai beaucoup aimé.
Je trouve toujours intéressant de voir le point de vue des civils allemands de cette époque.
La vie de Marie est très romancée au sens où les choses se passent tout de même "facilement" pour elle.

Toutefois, on est bien plongé dans l'ambiance de l'époque. J'ai aimé découvrir la vie de Marie et surtout, sa relation avec sa famille.

Au final, même si cette histoire n'est pas celle que j'attendais, j'ai passé un très bon moment. C'est même une lecture que je recommande. Intéressant, instructif, bien écrit et relativement gourmand, ce roman donne faim :)

Infos :

samedi 19 août 2017

Une fille dangereuse - Teresa Toten



Quatrième de Couverture :
La loi du plus fort... il n'y a que ça de vrai. 

Des que j'ai vu Olivia, j'ai su qu'elle etait l'amie dont j'avais besoin.
La fille a papa par excellence. Isolée. Vulnérable. Et pleine de secrets inavouables.
Moi, c'est Kate. Je ne suis partie de rien, mais je suis prete a tout pour atteindre mes objectifs.
Y compris l'utiliser, elle.
Car, dans ce monde, il faut être le prédateur. Non la proie.
Note :
♣♣♣
Avis :
Une fille dangereuse est un jeu de dupe où personne ne connait vraiment personne. L'auteur a construit un immense jeu de manipulation et d'apparence pour tromper son monde. Il était vraiment dans son intention de donner cette ambiance au roman et je vous invite à lire son petit mot.
Je dois dire que la couverture russe est celle qui, pour moi, correspond le plus au roman.

On ne sait pas quelles sont les motivations de chacun ou leurs buts. Et au final, la supercherie pourrait être plus grande encore qu'on ne le soupçonnait et le danger se dissimuler là où l'on ne l'attendait pas. Car la marionnette pourrait bien se révéler un marionnettiste particulièrement doué !

Nous allons suivre deux jeunes filles, Kate et Olivia, mais on comprend rapidement que c'est Kate qui mène le récit. Elle a une volonté d'acier et un objectif clair en vu.
Jeune fille à l'enfance difficile, elle s'est donné pour ambition d'intégrer une grande université. Pour cela, elle n'hésitera pas à manipuler les autres, jouer sur leurs faiblesses ou leur grand cœur. Olivia est l'archétype de la fille-à-papa. Jeune fille d'une école huppé où les vices sont encouragés entre les élèves, elle semble fragile et prête à tout pour s'attacher l'amitié pure et en apparence désintéressée de Kate.
Mais un danger rôde et va bouleverser les plans des deux filles.

Jusqu'aux dernières pages on s'interroge et les dernières lignes se révèlent être un coup de maître de la part de l'auteur. Un twist qui va remettre en question tout ce qu'on croyait savoir de l'histoire.
Dans ce roman, il est important de comprendre que c'est l'ambiance qui est le personnage principale. Les êtres humains qui peuplent ce roman ne sont pas tellement attachants, mais restent très humains. Ambigus, tout en nuances, ils sont perturbants par le caractères réels. On est bien loin des histoires lissées qui nous sont souvent offertes par le petit ou le grand écran.

Un roman étrange, un peu dérangeant, légèrement perturbant, à ne pas mettre en toutes les mains je pense, mais qui pousse à réfléchir, à questionner, à s'impliquer. Bref, une jolie performance d'écriture mais peut être à réserver à un public spécifique.


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Autres Couvertures :

Challenge(s) :

vendredi 28 juillet 2017

Entre mes doigts coule le sable - Sophie Tal Men



Quatrième de Couverture :
Pas facile de concilier médecine et vie privée quand on est internes à l'hôpital ! Marie-Lou - qui a quitté sa Savoie natale pour Brest - et Matthieu - le ténébreux surfeur - sont tombés amoureux au premier regard. Mais entre leurs stages en psychiatrie et en neurochirurgie, les nombreuses gardes à effectuer, les apéros au « Gobe-mouches » et les fêtes carabines, leur histoire d'amour n'est pas un long fleuve tranquille. C'est plutôt la valse des sentiments. Surtout quand leurs proches deviennent leurs patients. Matthieu parviendra-t-il à vaincre ses peurs et à laisser Marie-Lou entrer dans sa vie ? Marie-Lou apprendra-t-elle à laisser glisser le sable entre ses doigts ? 
♣♣♣♣
Avis :
Ce roman est le second de l'auteur et reprend les même personnage que le précédent : Les Yeux Couleur de Pluie. Est-ce un problème ? Et bien non !
Bien sûr, on ne connait pas le passé des personnages, mais cela n'a pas d'importance.

L'auteur nous plonge dans la vie de ses personnages sans peine et avec un ton doux-amer. Entre la vie et le travail, les désillusions, les fatigues et les petites victoires, la vie s'écoule comme le sable.

Marie-Lou fait un stage en psychiatrie, épaulée par son maître de stage, loufoque et fidèle.  Matthieu est en neuro-chir et traverse des phases de stress.
Entre les deux, la vie de couple est difficile. Volonté de préserver son intimité, de vouloir partager, petite dispute et coup de sang rythment leurs quotidien.

Quelques scènes m'ont semblées un peu de trop, comme la dernière péripétie de Marie-Lou, mais dans l'ensemble, le roman est plaisant. Le ton est agréable et on "vit" ce roman sans peine.
En tant que femme d'interne, je comprend ce que vivent les personnages d'une manière. Mais cela n'est pas nécessaire pour compatir à ce qu'ils vivent.

Toutefois, j'aurai aimé voir plus ce qui a trait à leur vie professionnelle. Car là, l'auteur se concentre pas mal sur leur vie à deux, leurs déboires ou leurs moments complices.
C'est plaisant, mais pas ce que j'ai préféré dans le roman.

Un joli roman, parfumé au vent breton, à lire cet été et tout le reste de l'année. 

Infos :
Autres Tomes :
  1. Les yeux couleur de pluie
  2. Entre mes doigts coule le sable

mercredi 28 juin 2017

La Mort d'un Princesse - India Desjardin



Quatrième de Couverture :
«J'ai pensé que je serais cette fille un peu maladroite, un peu névrosée, qui apprivoiserait le célibat tranquillement à coups de rendez-vous ratés, et qui en rirait avec sa meilleure amie. Je me suis prise pour un cliché.»

À 31 ans, après une rupture amoureuse, Sarah réalise rapidement que le scénario typique de comédie romantique ne sera pas pour elle. Sept ans plus tard, au top de sa carrière et toujours célibataire, Sarah se complaît dans son tourbillon professionnel réconfortant, gorgé d'ambition, de succès et de masques sociaux. Quand on voit les relations de couple avec lucidité, est-il possible de s'ouvrir de nouveau à l'amour?

La mort d'une princesse, c'est ce moment où les illusions tombent. On doit alors faire face à la réalité et trouver sa propre façon de vivre sa vie.
Note :
♣♣♣♣♣
Avis :
Je connaissais l'auteur par ses romans jeunesse, et j'étais curieuse de lire ce roman. Mais je dois dire, je trouve le résumé un peu mensonger. De plus, il en dévoilent beaucoup.

L'histoire s'ouvre sur une scène que l'on a du mal à relier chronologiquement au reste de l'histoire. C'est un passage que l'on retrouvera plus tard (environ à la moitié) et qui prendra sens. Ensuite, ce "sacrifice" de sa vie sentimentale n'est que tardif, l'auteur jouant avec la timeline.

On commence "vraiment" avec deux ruptures. Rien de "dramatique" au sens où c'est la vie. Dans la vie d'une jeune femme, il y a des rencontres et des ruptures, c'est logique. Bien sûr, on peut s'émouvoir, surtout de la "manière", mais cela reste quotidien. Toutefois, l'auteur passe un certain temps là dessus.
C'est un peu pour nous faire découvrir son héroïne, sa manière de penser et d'être, mais c'est un peu long à mon goût. Au vu de ce qu'annonçait le résumé, je ne m'attendais pas à passer autant de temps là-dessus.

Le fameux "sept ans plus tard" n'est pas aussi franc. C'est plus subtil comme glissement. On voit que Sarah a réussi à développer son affaire, mais que si professionnellement les choses se passent bien, ce n'est pas forcément le cas côté coeur. En effet, elle n'est toujours engagé dans aucune relation sérieuse, et doit même contempler impuissante les tromperies des autres.

Sa meilleure amie, lesbienne et maman, n'est pas d'un grand secours. Comme elle, elle se consacre à son travail et sa fille exclusivement, laissant bien peu de place à l'amour.
Est-cela voir les relations de couple avec lucidité ? Cela me semble un peu exagérée, car cela sous entend qu'il n'y a que ça. Des gens malheureux, menteur, tricheur... triste façon de voir les choses.

Mais Sarah va à nouveau rencontrer quelqu'un. Par hasard, alors même que la vie lance un "avertissement" à sa meilleure amie. Sarah tente alors de résister. Et entre mensonge à elle-même et cliché, il sera dur pour cet homme de vaincre ses défenses.
C'est cet homme "providentiel" qui sauve quelque peu le roman. En effet, il est très naturel, détendu. Il semble voir les choses avec une certaine simplicité, sans chercher à les compliquer. Il propose à Sarah de "voir comment ça se passe". Il ne lui promet pas le mariage et la vieillesse à deux, uniquement de se laisser une chance.

Ce roman est particulier. Ce n'est ni l'apologie du célibat ni la naïveté des contes de fées. On suit plutôt une jeune femme moderne, dans laquelle nombre de lectrice pourraient se retrouver. On suit le côté sombre de cette génération : les désillusions amoureuses.
Mais là où je m'attendais à ce que l'auteur insiste sur le fait qu'on n'a pas besoin d'être en couple pour être accomplie, c'est plutôt le contraire. L'héroïne n'est pas heureuse, elle a un "manque".

Dommage car à l'heure où notre société tente de sortir du modèle classique et de mettre en avant les autres modes de vie, ce roman est "entre deux chaises". Car ce n'est pas non plus une romance avec un "et ils vécurent heureux". Donc entre non-conte de fée et non-défense d'un autre modèle de vie, dur de placer cette histoire !

Je pense qu'on y trouvera ce qui correspond à la personnalité de chacun. Mais ne vous attendez ni à une romance ni à ce modèle "on peut vivre seul". C'est encore autre chose.

Un roman intéressant, mais particulier. 

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mardi 13 juin 2017

The Cruelty T.1 : The Cruelty - Scott Bergstrom



Quatrième de Couverture :
Gwendolyn Bloom a à peine sept ans lorsque sa mère est assassinée sous ses yeux, et dix-sept lorsque son père disparaît brutalement, à la même date. Cette nouvelle épreuve s'accompagne d'une découverte accablante : son père n'est pas un diplomate, comme elle l'a toujours cru, mais un espion travaillant pour le FBI, dont les alliés semblent s'être retournés contre lui, après l'avoir accusé d'être passé à l'ennemi. Désespérée, Gwendolyn décide de partir seule à la recherche de son père qui, elle en est sûre, à été enlevé et reste vivant... Commence alors pour elle une longue traque dans les recoins les plus sombres et les plus dangereux d'Europe. Suivant les indices que son père lui a laissés, à Pars, Berlin puis Prague, Gwendolyn croise les pires spécimens de l'espèce humaine. Et surtout elle comprend très vite que, pour survivre à la cruauté de son ennemi, il faut devenir plus cruel que lui.
Note :
♣♣♣♣♣
Avis :
Alors premièrement, c’est une série ! Je ne le savais pas en le commençant, et je le regrette ! Mais cela explique la fin un peu en queue de poisson.

L’histoire, finalement, est classique. L’héroïne est une adolescente qui découvre que son père lui a menti et que c’est un espion. Elle se lance alors dans une croisade pour le retrouver.
Avec un petit côté Taken ce roman a été un peu décevant. Il se repose beaucoup sur des révélations et des rencontres qui arrivent à point nommé pour aider l’héroïne à avancer dans son « enquête ». Mais l’héroïne elle-même manque de charisme pour porter l’histoire. Ce n’est ni une jeune oie blanche ni un espèce de ninja en couche-culotte.
Elle est molle et n’arrive pas vraiment à changer. Même après être « entraînée » et avoir traversé des moments difficiles, elle reste un peu molle. Ok, elle est capable de faire des actes sans nom dans le but de se rapprocher de son objectif mais… le charisme lui fait défaut malgré tout.

Les rebondissements sont bien distillés mais assez prévisibles. C’est vraiment un Taken-like où l’on renverse les rôles au fond, mais sans être allé au bout des choses. Le genre de roman écrit pour être porté à l’écran à mon sens.
Mais cette héroïne, seule à porter l’histoire, n’aura pas fait l’affaire pour moi. Cela n’a pas marché et du coup je ne pense pas lire la suite.


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Autres Tomes :
  1. The Cruelty
  2. The Greed (2018)
Autres Couvertures :

Challenge(s) :

samedi 10 juin 2017

Le Plus Beau Reste à Venir - Hélène Clément



Quatrième de Couverture :
Venus d'horizons différents, quatre adolescents se rencontrent au lycée, peu à peu soudés par leur fascination pour un prof d'Histoire que l'on dirait sorti du Cercle des poètes disparus. Une personnalité géniale et hors-norme qui va libérer en eux les plus belles et les plus folles envies. Se surpasser, braver les obstacles, croire en soi... pour faire en sorte que les rêves deviennent réalité : grâce à lui, ils savent que le plus beau reste à venir. Au plus près des émotions de l'adolescence, Hélène Clément nous invite à retrouver l'élan et la fougue de ces années-là, sur un air de Jean-Jacques Goldman, dans un roman qui évoque avec justesse le passage à l'âge adulte. Tendre et grave, une véritable ode à l'amitié qui réveille des rêves que l'on croyait enfouis.
Note :
♣♣♣♣
Avis :
Voici un roman que j’assimilerai à une viennoiserie : un petit plaisir, on sait que l’on va passer un bon moment même si ce ne sera pas explosif.

C’est l’histoire de quatre adolescents comme les autres. Comme vous, comme moi. L’un rêve de faire du théâtre, l’autre a un talent en dessin, la troisième est dans la pâtisserie est le dernier… le dernier est le fils du professeur. Il veut s’intégrer dans ce nouveau lycée et ne veut pas traîner avec les trois « pestiférés » de la promo. Mais son père a de l’ambition : aider ces trois jeunes gens à réaliser leurs rêves. Il leur offre un endroit où s’épanouir, où oublier leur vie et où rêver.
L’auteur va faire des va-et-vient entre passé et présent. Cela va nous permettre de découvrir petit à petit ces jeunes sans avoir une histoire trop linéaire. Cela lui permet également de faire des sauts dans le temps pour couvrir les trois années de lycée en 500 pages environ. Bien sûr, c’est un roman, mais ce roman reste un petit rayon de soleil. Une lecture un peu douce-amère, où les sourires et les larmes se mêlent. Car il y a des moments vraiment poignants. Les héros font des erreurs, comme tous les gamins. Mais on ressent l’espoir de lendemains meilleur.

L’auteur s’autorise des facilités et une fin un peu rose bonbon en « tout est bien qui finit bien ». Mais même si c’est parfois un peu facile, on s’en fiche. C’est typiquement le genre de roman qui va nous remettre du baume au cœur, même à travers des moments un peu douloureux. On le lit pour avoir du plaisir.

Finalement on n’en saura que peu sur le professeur. On sait simplement qu’il pouvait toucher ses élèves, qu’il aimait ce qu’il faisait et que moi, en tant que prof, j’aimerai toucher mes élèves de la même manière.

Je suis heureuse d’avoir lu ce livre et c’est typiquement le genre de lecture que l’on peut se réserver pour les vacances : léger sans être creux, avec un peu de drames et d’espoir.


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dimanche 14 mai 2017

Bertrand et Lola T.1 : Bertrand et Lola - Angélique Barbérat



Quatrième de Couverture :
L'histoire de Bertrand et Lola, c'est l'histoire des choix qu'on effectue pour de bonnes raisons, et qui nous enferment à jamais.
Ainsi, Bertrand et Lola pensaient tout contrôler. Mais l'amour ne se laisse pas faire ! 

Pourquoi Lola a-t-elle sonné à cette porte ? Pourquoi Bertrand a-t-il ouvert ? Comment peut-on tomber amoureux en dix secondes ?

Durant quelques heures d'un bonheur insoupçonné, Bertrand et Lola vont s'aimer et tout oublier. Lui, qu'il est photographe, épris de liberté. Elle, qu'elle est hôtesse de l'air, sur le point de se marier. Pourtant, ensemble, ils prennent la plus sage et la pire des décisions : poursuivre leur chemin et leurs carrières respectives.

Mais quand on est envahi par un si grand amour, tout devient plus fort, l'absence, le manque, l'attente, le besoin, le remords. Piégés dans leur propre vie, comment Bertrand et Lola pourront-ils se libérer ?
Note :
♣♣♣♣
Avis :
Bertrand et Lola est un roman que j'aurai bien du mal à qualifier. Histoire de vie, romance, drame, difficile de trancher.
Je l'ai choisi, parce que j'avais beaucoup aimé le premier roman de l'auteur - j'avais pu la rencontrer et j'avais vraiment aimé notre rencontre. J'avais retrouve en cette femme la sensibilité de sa plume.
J'étais vraiment curieuse de lire autre chose d'elle.

Il est difficile de dire que l'on a aimé son histoire. Car Bertrand et Lola s'aiment... mais Lola est sur le point de se marier à un homme qui l'aime et qu'elle aime.
Situations de vie, deux personnes qui n'auraient peut être pas du se croiser.

Lui est photographe, habitué à courir le monde et à ne jamais se poser. Il n'ouvre pas son courrier, vit chez ses parents même s'il laisse des affaires chez sa maîtresse. Il n'a aucun réelle obligation et n'en veut pas. Il suit le vent.
Elle est hôtesse de l'air. Jeune femme en apparence parfaite qui cache une certaine fragilité en même temps qu'une grande force. Elle va épouser Frank, un homme formidable qu'elle aime sincèrement.
Ils se rencontrent par le truchement d'une poignée à réparer, et s'aiment immédiatement. Les mots ne sont pas posés tout de suite sur leur relation. Ils succombent l'un à l'autre presque sans se dévoiler ni se leurrer. Pourtant, ils n'arrivent pas s'oublier. Mais la vie continue et ils ne se revoient pas. Jusqu'à ce que.
Puis les drames de la vie s'en mêlent et le mensonge perdure.

Cette histoire est poignante, bouleversante. On n'arrive pas à condamner Lola, car on sait qu'elle aime sincèrement Frank et que ce n'est pas un choix délibéré de sa part. Bertrand est arrivé dans sa vie par surprise et s'y est fait une place qu'aucun des deux n'avait prévu.
Mais la vie fait que Lola construit sa vie maritale et que Bertrand voyage. Difficile de se retrouver et de s'avouer, de prendre des décisions.

On peut condamner leur comportement, leurs décisions et leurs silences. Pourtant je n'ai pas pu. Moi qui aime pourtant la fidélité et n'apprécie pas l'infidélité des romans, je n'ai pas pu.
La vie avec Frank, l'amour de Bertrand, tout est tellement naturel qu'on ne pouvait qu'y succomber, comme la jeune femme.
Je ne veux pas accepter cet adultère, mais si jamais cette situation arrivait à un proche, je ne pourrai pas le condamner pour autant. C'était beau et Lola va tout de même tenter de "faire bien".

L'écriture est sublime et porte magnifiquement cette histoire très poignante. L'auteur a un talent indéniable et j'aime la lire même si je ne peux pas dire que ce soit des sujets faciles.


Infos :
Autres Tomes :
  1. Bertrand et Lola
  2. Lola et l'apprentissage du bonheur
Autres Couvertures :

vendredi 13 janvier 2017

Les Jolis Garçons - Delphine de Vigan



Quatrième de Couverture :
Prenez un homme qui aime les femmes, le corps des femmes surtout. Il a une quarantaine d'années, il est beau mais fatigué. Prenez une femme qui aime les hommes, la peau des hommes mais pas seulement. Elle va avoir trente ans, elle est jolie quand elle y prête attention, parfois on se retourne sur elle, on la dévisage, parfois elle est grise, on ne la voit pas. Trois hommes dans la vie d'Emma. Trois rencontres sur des musiques différentes, basses et douloureuses, rieuses et légères, hantées par un même motif : l'illusion. Combien de fois faut-il rejouer la fable pour être capable de s'en défaire ?
Note :
♣♣♣♣♣
Avis :
J'aime beaucoup cet auteur qui réussit à être un peu touche à tout dans le roman contemporain.
Je ne savais pas à quoi m'attendre en lisant ce livre.

En fait on suit un unique personnage féminin, Emma, à travers trois de ses relations amoureuses. Petit à petit, au travers de ses histoires, nous apprenons à connaître Emma et à nous identifier plutôt facilement à elle. On ne nous parle pas vraiment de sa vie en générale (pas de son boulot ou autre) ce qui rend l'identification plus facile.
Ici, le but est de nous parler de son rapport aux hommes. De la façon qu'elle a de s'y attacher ou de s'en détacher.

La première histoire est la plus étrange et comme c'est la première il y a le risque que l'on décroche. A mon sens c'est la moins intéressante, mais elle offre un clin d’œil intéressant qui sera rappelé par la suite. Elle nous montre comment Emma est capable de tout donner par amour.
La seconde histoire est plus touchante. Échaudée en quelque sorte, Emma commence par résister. C'est un homme qui n'a pas vraiment besoin d'elle mais qui est attiré, surement par son refus initial. Petit à petit ils se prennent tous les deux au jeu.
La dernière histoire est un peu plus rocambolesque. Il y a un "trop", une exagération. Emma est grisée mais en même temps complètement passive dans l'histoire. Elle se laisse faire jusqu'à ce qu'elle décide d'arrêter. Aussi brutalement que cela a pu commencé. La fin, les dernières lignes, sont succulentes d'ailleurs !

La construction n'est pas vraiment imperméable. Les nouvelles s'enchaînent de manière fluide en construisant un unique récit en trois parties et chacune de ses parties trouve un écho dans la ou les précédentes.
Pas de leçon à tirer ici, juste un petit roman sur les histoires que l'on peut vivre. Il n'y a pas forcément besoin de drames pour lire des histoires d'amour.

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jeudi 29 décembre 2016

Mémé dans les orties - Aurélie Valognes


Quatrième de Couverture :
Ferdinand Brun, 83 ans, solitaire, bougon, acariâtre – certains diraient : seul, aigri, méchant –, s'ennuie à ne pas mourir. Son unique passe-temps ? Éviter une armada de voisines aux cheveux couleur pêche, lavande ou abricot. Son plus grand plaisir ? Rendre chèvre la concierge, Mme Suarez, qui joue les petits chefs dans la résidence. Mais lorsque sa chienne prend la poudre d'escampette, le vieil homme perd définitivement goût à la vie... jusqu'au jour où une fillette précoce et une mamie geek de 93 ans forcent littéralement sa porte, et son cœur.
Note :
♣♣♣♣♣
Avis :
Voici un roman que j'ai longtemps hésité à acheter. Il promettait d'être un roman feel-good mais j'ai appris à me méfier de cette appellation, par peur d'être déçue.

Au final j'ai bien aimé mais il manquait un petit quelque chose. D'approfondir les personnages et les situations - parce que tout va très vite.
Mais mon plus grand regret c'est le personnage de la petite fille... elle est trop. Trop mature pour une fille de 6 ans. Elle peut être surdouée ce n'est pas la question, mais elle a les réflexions et les comportements d'une adulte d'une trentaine d'année qui a déjà tout vu et qui est un peu blasée... c'est dommage parce que du coup on ne croit pas du tout à ce personnage qui, pourtant, était sympathique.
J'ai bien aimé aussi la voisine du palier d'en face, dynamique et pleine de joie de vivre, ça fait un appréciable contrepoint à M. Brun qui est antipathique sans forcé.

Au final ce n'est pas une leçon de vie ou autre, juste un petit roman qui nous offre exactement ce qu'il promet : une lecture rapide et pleines d'émotions diverses pour se distraire avec un sujet un peu différent de ce qu'on peut déjà trouver. C'est déjà pas mal !
A prendre plutôt en numérique à mon avis :)

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mardi 20 décembre 2016

La Bibliothèque des Cœurs Cabossés - Katarina Bivald


Quatrième de Couverture :
"Quel plaisir y a-t-il à lire un livre merveilleux, si on ne peut pas le signaler à d'autres personnes pour en parler et le citer à tout bout de champ ?"
Note :
♣♣♣♣
Avis :
Commençons par dire un petit mot sur l'objet en lui-même !
Ceci (c'est-à-dire la couverture choisie pour l'article qui est la couverture de mon exemplaire) est un ouvrage en "édition limitée".
C'est au format poche mais relié, la couverture a un touché soft (très agréable) et la tranche est imprimée de pois bleus. Un bel ouvrage donc si vous souhaitez offrir ce livre en cadeau. Pour 2€ de plus par rapport au format poche "classique" ça vaut le coup (même si on est d'accord, ça va un peu détonner dans la bibliothèque des maniaques de mon genre).

Parlons du contenu à présent, un contenu qui a pas mal divisé ses lecteurs ! Il semblerait qu'on aime ou pas. Pas vraiment d'intermédiaire.
On suit l'histoire de Sara, une jeune suédoise, qui vient passer deux mois de vacances dans une petite ville de l'Iowa, aux USA. Elle n'a jamais menée une vie aventureuse (elle-même dirait qu'elle n'a pas de vie sociale) et ne passe son temps le nez dans les bouquins. Mais au gré d'échange de lettres, et de livres, elle a fait la connaissance d'Amy qui l'a invitée chez elle.
Mais lorsque Sara débarque, tout ne se passe pas tout à fait comme prévu...

J'ai bien aimé cette ambiance un peu particulière, à la fois tranquille, feutrée et complètement zinzin. Car les habitants de Broken Wheel ont presque tous un grain ! La ville se meurt petit à petit et ceux qui restent sont le plus souvent malheureux, résignés. Alors quand Sara débarque, personne ne sait quoi faire ! Une touriste, chez eux ? Avec Amy qui n'est pas là ? Mais que faire de la jeune femme timide qui ne semble rien faire d'autre que lire ?

Sara est un personnage principal particulier parce qu'on ne s'attache pas spécialement à elle. Elle est bien trop effacée, comme elle l'admet elle-même. C'est la ville, et ses habitants, qui porte le roman. La ville, qui se meurt, mais qui pourtant se révèle riche, vivante et pleine de générosité.
Sara ne sera qu'un catalyseur, un catalyseur bienvenue.

La jeune suédoise va réussir à sortir petit à petit de sa coquille, poussée par des habitants qui ne savent pas agir avec elle. Petit à petit elle va s'ouvrir au monde, ce qu'elle n'a jamais fait dans son pays, trop heureuse de rester derrière ses livres.
Mais c'est sa connaissance des livres qui va l'aider également : "un livre pour chacun" semble être sa devise.

La fin est aussi cinglée que les habitants de la ville et un poil trop romantique à mon goût par rapport au reste du roman. Pourtant, cette fin correspond bien à l'ambiance général, un peu folle, un peu décalée, qui règne là-bas.

En bref, pour moi c'était une très bonne lecture, une petite parenthèse pleine de douceur et de charme.

PS : pourquoi "bibliothèque" puisqu'on parle d'une librairie hein ?

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samedi 10 décembre 2016

Le Jardin des Secrets - Kate Morton


Quatrième de Couverture :
Un labyrinthe qui cache un secret, une conteuse victorienne dont l'oeuvre a disparu, trois générations de femmes unies par une même histoire... En 1913, sur le port de Brisbane, en Australie, une petite fille de quatre ans est retrouvée abandonnée sur un bateau arrivant d'Angleterre, avec pour tout bagage une valise contenant quelques vêtements et un superbe livre de contes de fées. Recueillie par un couple, elle n'apprend son adoption que le jour de son vingt et unième anniversaire. Des années plus tard, Nell décide de partir à la recherche de son passé, en Cornouailles, au domaine de Blackhurst. A sa mort, sa petite-fille Cassandra poursuit cette quête et se rend à son tour en Angleterre afin de percer les secrets du domaine...
Note :
♣♣♣♣
Avis :
Je lis tellement de livre du même genre ces derniers temps que changer de registre me fait un bien fou ! Pari totalement réussi avec ce roman.
Le Jardin des Secrets est un roman comportant, en vrac, des secrets de famille, des secrets tout court, des morts, des drames, de l'amour, de la famille, des quêtes des origines, des mystères et des trahisons.

La construction du roman est très particulière et pourra rebuter certains lecteurs. En effet, l'auteur travaille sur plusieurs trames temporelles en parallèles et il est parfois compliqué de s'y retrouver. Comme toujours dans ce genre de cas, plus on avance plus les choses se mettent en place, mais il est vrai que c'est déstabilisant de suivre des personnages à divers stade de leur vie, et pas toujours en ordre chronologique !
Comme l'auteur y mêle une quête des origines, cela lui permet de faire garder le secret plus longtemps, mais cela frustre le lecteur.

Les personnages sont très réalistes, très humains. Ils ont leurs qualités et leurs défauts et l'auteur ne le maquille pas. Si certains sont, dès le départ, déplaisants et rebutants, d'autres changent au fil du temps et des désillusions de la vie. Ces changements là sont vraiment tristes ! On a le cœur lourd pour nos héroïne qui se retrouve dans un rôle de pantin sans réelle possibilité de maîtriser leur vie. Oh et le médecin, mais quel charlatan !

La fin est un peu plus gaie. En plus de connaître le fin mot de l'histoire, on a une lueur d'espoir pour Cassandra. Elle trouve petit à petit sa place et on lui souhaite de réussir à mener une vie heureuse où elle peut s'impliquer et non plus être simplement spectatrice.

Concernant le fameux secret, je dois dire que je l'avais deviné très tôt dans le roman. En revanche, l'auteur a fait très fort en y mêlant une autre question : et Eliza ?
Au final j'ai beaucoup apprécié cette lecture même si je comprends que cela ne séduise pas tout le monde, en particulier en raison de la construction du roman.

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