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vendredi 27 décembre 2024

[Audio] La Princesse de Montpensier - Madame de La Fayette

La Princesse de Montpensier La Princesse de Montpensier by Madame de La Fayette
My rating: 3 of 5 stars

Une histoire plutôt bien écrite et très joliment narrée.
Je trouve que l'on est bien prompte à juger la princesse en fin de récit car elle a fait ce qu'on attendait d'elle et ce sont les hommes autour d'elle qui n'ont eu de cesse de causer sa chute. Son mari d'ailleurs est une figure de jugement et de menace, mais il est difficile de comprendre leur relation car on a l'impression qu'il y a une sorte de respect et d'attachement, mais jamais l'autrice ne les mets en scène (il faut dire que cela n'aurait pas servi son dessein).
La fin m'a un peu déçue car je l'ai trouvé précipitée notamment pour ce qui est de "l'amant" (dans un monde où pour être amant il faut échanger des paroles et des courriers uniquement) et de la princesse : elle succombe à...des sentiments ? très romanesque mais j'ai du mal à y croire. Enfin, ce sont les dernières pages, alors ce n'est pas grave si cela me sort du récit.
Et la dernière phrase ? Ce jugement de la princesse, quelle violence !

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lundi 4 novembre 2024

[Graphic] Dorian Gray - Enrique Corominas (de Oscar Wilde)

Dorian Gray Dorian Gray by Enrique Corominas
My rating: 3.5 of 5 stars

Après avoir lu l'original et cette adaptation graphique, je peux dire sans me tromper que c'est une excellente adaptation ! En effet, on ne perd rien malgré les inévitables coupes et l'atmosphère ainsi que les caractères des personnages sont parfaitement rendus. Je trouvais dommage de ne pas mieux "voir" la dépravation du personnage principal, mais en vérité dans le roman c'est à peine suggéré par des paroles rapportées de personnages secondaires ! (donc frustrant).
Au final, si l'original vous fait peur, vous rebute un peu, vous pouvez vous tourner vers cette interprétation très fidèle qui vous délivrera tout aussi bien ce texte, en conservant sa poésie et sa cruauté.

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mercredi 28 août 2024

Les frères Karamazov - Fyodor Dostoïevski (audio)

Les frères Karamazov Les frères Karamazov by Fyodor Dostoevsky
My rating: 3 of 5 stars

Alors... que dire. 
J'ai choisi de découvrir ce classique en version Audio car il était disponible gratuitement avec mon abonnement Audible. 
Si le narrateur est bon, je pense que la version audio m'a pas mal déstabilisée au début pour tout situer. Les lieux et les personnages ont pris plusieurs heures pour s'organiser dans ma tête. Le fait que chacun ait un prénom et un nom, mais sont appelé par un surnom et le nom du père, ça m'a totalement déboussolée. 

Une fois bien avancée dans le texte (soit passer une dizaine d'heures) j'ai fini par comprendre le but de l'auteur et que tout était en fait une introduction. Mais si longue soit elle, elle reste bien conté et nous permet vraiment de bien comprendre l'esprit et le comportement des personnages principaux de l'histoire. 

J'ai cru comprendre que le plus important était ici le crime et le procès chez les Karamazov. Mais cela n'arrive pas avant la moitié du roman. Tout le reste n'est que l'introduction et quand on le lit/écoute seul je pense que ce n'est pas évident. Avec un prof qui vous guide sur une analyse, je suppose qu'on l'apprécie bien plus. 
J'ai bien aimé mais...je n'aime pas l'épilogue. Cette fin est trop abrupte à mon goût et je suis véritablement frustrée de ne pas savoir ce qu'ils arrive de chacun des personnages (à l'exception de 3 qui sont morts, la belle affaire !).

J'ai lu ici et là que l'auteur s'offre une analyse de la société russe, en particulier le rapport à la religion. Cela explique sans doute tout le passage qui concerne Alexei et son mentor. De même on peut ajouter à ce sujet les différents monologues d'Ivan qui sont intéressants. 
Mais alors, est ce que l'on peut m'expliquer l'intérêt des passages avec les enfants ??? Les passages de Kolia et Aliouchka (pardon pour l'orthographe c'est de la phonétique) sont une histoire à part entière, mais je n'ai pas bien compris ce que cela apportait à l'ensemble du récit, quelle était la critique russe et en quoi cela peut bien avoir un lien avec Alexei ? Je veux dire, autre qu'il est "témoin" et s'intéresse à l'affaire, cela ne le fait pas fondamentalement changer et cela n'influence en rien son comportement ou ses pensées.

Au final, c'est facile à écouter, pas désagréable, mais c'est très long. Trop de descriptions et de digressions à mon goût. Quant à cette fin, cet épilogue de près d'une heure, il ne m'apporte aucune réponse et me frustre tellement que cela me fait presque mépriser l'ensemble du roman pour ne pas apporter de réponse plus claire que cela. 

vendredi 22 juillet 2016

Orgueil et Préjugés - Jane Austen


Quatrième de Couverture :
Orgueil et Préjugés (1813) est le roman le plus populaire de Jane Austen. L'histoire en est simple : Elizabeth Bennet, qui se croit dédaignée par Darcy, jeune homme riche et hautain, s'amourache d'un bel officier, Wickham. Au roman sentimental et de coup de foudre, Jane Austen substitue celui qui décrit l'évolution d'une psychologie plus complexe, où se mêlent la raison, le sentiment de gratitude, la méfiance à l'égard des «premières impressions». L'abondance des menus événements fait l'un des charmes du roman britannique. Elle se combine avec la finesse d'une analyse entièrement intégrée à la description du comportement, et avec un humour discret, mais toujours présent.
Note :
♣♣♣♣
Avis :
Je n'avais jamais lu ce roman - ou tout autre de l'auteur. Pourtant, j'en possède un certain nombre d'exemplaires, allant de l'achat spontané aux livres récupérés dans les bibliothèques familiales. Celui-ci est un exemplaire acheté lors d'une offre des éditions Folio : le livre + le DVD (que je n'ai toujours pas vu, ce sera surement l'occasion).
C'est suite à ma décision de lire les livres qui prennent la poussière dans ma PAL qui vous m'avez conseillé Orgueil et Préjugés.
Ma connaissance de l'histoire était plutôt succincte : une vague romance entre Darcy et Elizabeth. Pour tout dire, j'étais persuadée (mais pourquoi, je l'ignore) que la fin était plus tragique (abandon ou autre). J'étais donc plutôt surprise en lisant le livre !

Le personnage d'Elizabeth est vraiment plaisant car, outre son éducation typique, la jeune femme a un esprit vif et surtout la confiance de son père. Cela la rend attachante car relativement libre d'esprit. Elle a le charme de l'honnêteté et une intelligence qu'elle n'hésite pas à employer pour étudier son entourage, avec plus ou moins d'acidité.
Sa famille ne lui offre pas vraiment un environnement idéal pour se développer, mais sa complicité avec sa sœur et son père compenseront la vacuité de ses autres sœurs et de sa mère (voir même de son amie). Malgré cela, son attachement et sa fidélité familiale, qu'elle ne remet jamais en doute, force le respect : elle regrette parfois leurs comportement, mais je songe pas à s'en plaindre. Elle sera plutôt du genre à chercher des solutions.
La rencontre avec M. Darcy m'a surprise car je ne m'attendais pas à cette "danse à quatre" qui pourtant, est pleine de fraîcheur et de charme.Une valse des sentiments vraiment agréable.

L'homme en lui-même est très mystérieux. On le voit d'abord de loin en loin. C'est un nom plus qu'une personne. Sa relation avec le voisinage de son ami n'est de plus pas très bonne en raison de son attitude distante - attitude qui n'aura jamais de réelle explication.  S'il se fiche de ce qu'on pense de lui dans la campagne, il est très attaché à son ami et fera tout pour l'aider dans ce qu'il pense être une folie. Le dévouement est admirable si le procédé est douteux.

Il y a ensuite une rupture dans le récit. Du moment où Elizabeth s'éloigne de chez elle, il y a un changement tant dans le ton que dans le récit lui-même. Les personnages semblent d'un coup évoluer. Mais la transformation la plus flagrante pour moi est celle de M. Darcy lui-même. Une transformation brutale et qu'on ne s'explique pas. Elle n'est pas cohérente avec le reste de son comportement et ne trouve pas vraiment d'explications par la suite. Si cette métamorphose sert le récit, j'aurai aimé qu'elle soit plus progressive, ou du moins mieux expliquée. Ici j'ai eu la sensation d'un deus ex machina. 

Quoi qu'il en soit, j'ai vraiment apprécié ma lecture. Une écriture vraiment intelligente avec une bonne diversité de personnages. J'ai apprécié à la fois les amours naissants, les relations familiales et amicales, mais surtout l'humour de l'auteur à travers les paroles d'Elizabeth. En particulier son père qui, à la fin surtout, m'aura bien fait rire !
Bref, une excellente lecture que je suis contente d'avoir découverte. Je tenterai bien le film à présent !

Infos :
  • Orgueil et Préjugés (Pride and Prejudice)
  • Jane Austen
  • Folio 
  • 416 pages
  • entre 5€ et 9 € en papier (de 0€ à 6€ en numérique)
  • Fiche
  • Commander sur Amazon
Autres Avis :
Autres Couvertures :
Je n'en met que quelques unes...

dimanche 13 mars 2016

Hamlet - William Shakespeare


Quatrième de Couverture :
HAMLET : Voici l’heure sinistre de la nuit, L’heure des tombes qui s’ouvrent, celle où l’enfer Souffle au-dehors sa peste sur le monde. Maintenant je pourrais boire le sang chaud Et faire ce travail funeste que le jour Frissonnerait de voir… Mais, paix ! D’abord ma mère. Oh, n’oublie pas, mon cœur, qui elle est. Que jamais Une âme de Néron ne hante ta vigueur ! Sois féroce mais non dénaturé. Mes mots seuls la poignarderont ; c’est en cela Que mon âme et ma voix seront hypocrites ; Mon âme ! aussi cinglantes soient mes paroles, Ne consens pas à les marquer du sceau des actes ! 
(Acte III, scène II).
Note :
♣♣♣♣
Avis :
J'ai toujours eu envie de lire Shakespeare, mais j'ai également toujours eu une certaine réserve. Ses œuvres étaient, pour moi, auréolées de sainteté, une sorte de mythe. Et je pense que j'avais peur de tomber de haut en les lisant. Mais depuis quelques temps je me suis décidée à lire des classiques (découvrir ou redécouvrir).
Ici, j'ai découvert Hamlet avec une nouvelle traduction d'Yves Bonnefoy. Il signe également la préface qui est une petite étude de l'oeuvre.

Je ne connaissais pas vraiment l'intrigue, n'ayant en tête que la fameuse réplique "être ou ne pas être". Et finalement, ce n'est pas ce que j'ai préféré ^^
C'est une histoire de trahison et de politique, avec un soupçon de folie et de famille. Hamlet m'a fait pensé au personnage de Marco dans la série Assassini que je suis en train de lire : on retrouve la même idée de prince qui vit dans une folie connue de tous et qui pourtant fait douter le lecteur avec des éclairs de lucidité troublants.
Les autres acteurs principaux de la pièce m'ont parus un peu creux. Ils incarnent un fait, une fonction, mais n'ont pas la profondeur que Shakespeare donne à Hamlet. Je pense en particulier à Ophélie.
Personnage qui m'a toujours donné l'impression - sans avoir lu l'histoire - d'être soumis à une douce folie et une mélancolie qui la pousseront au suicide. Pourtant, je n'ai jamais eu la sensation de cette folie ! Elle est soumise à son père et ne semble avoir aucune personnalité. Elle jouera les jeux qu'on lui demande sans jamais les remettre en question ou faire preuve d'un peu de force morale. On ne sait même pas si elle a finalement des sentiments pour Hamlet. Son suicide m'a paru un peu hors de propos, un catalyseur d'événement mais sans force particulière pour autant (dommage pour ma représentation mentale).

Si je dois vous avouer que la préface a eu raison de moi - même si je l'ai lu dans son ensemble - j'ai beaucoup aimé les notes du traducteur. La préface était un peu aride à mon sens, et plus adaptée à un public spécialisé qu'au tout venant. C'est une sorte de petite analyse assez pointue de l'histoire et du travail d'Y.Bonnefoy qui n'intéressera pas tout le monde - même si c'est intéressant !
Les notes, elles, sont passionnantes ! Elles sont plutôt techniques puisqu'elles se rapportent au travail de traduction, mais j'ai beaucoup aimé les consulter (rassurez vous, certaines vous permettent de comprendre les références ou de vous situer dans la situation géo-politique de l'époque choisie).
Toutefois, un petit bémol sur la mise en page papier : toutes les notes sont regroupées à la fin de l'ouvrage. C'était un peu contraignant de devoir faire la navette entre l'endroit où j'en étais et les notes, j'aurai préféré les avoir en bas de page... Bémol qui ne s'applique pas à la version numérique qui permet de "cliquer" sur le numéro de la note et de l'avoir en "surimpression" du texte.

Bref, une très belle découverte pour ma part =)

Infos :
Autres Tomes :
n/c
Autres Avis :
n/c
Autres Couvertures : 
Liste bien sûr non exhaustive ! Il y a plus de 1300 éditions référencées sur Goodreads...
Challenge(s) :
livre dont vous n'aimez pas la couverture
Une pièce de théâtre + 100 ans de plus que vous


vendredi 24 juillet 2015

Anna Karénine - Tolstoï

Quatrième de Couverture :
Anna n'est pas qu'une femme, qu'un splendide spécimen du sexe féminin, c'est une femme dotée d'un sens moral entier, tout d'un bloc, prédominant : tout ce qui fait partie de sa personne est important, a une intensité dramatique, et cela s'applique aussi bien à son amour.
Elle n'est pas, comme Emma Bovary, une rêveuse de province, une femme désenchantée qui court en rasant des murs croulants vers les lits d'amants interchangeables. Anna donne à Vronski toute sa vie.
Elle part vivre avec lui d'abord en Italie, puis dans les terres de la Russie centrale, bien que cette liaison « notoire » la stigmatise, aux yeux du monde immoral dans lequel elle évolue, comme une femme immorale. Anna scandalise la société hypocrite moins par sa liaison amoureuse que par son mépris affiché des conventions sociales.
Note :
♣♣♣♣
Avis :
Voici un roman qui me tentait depuis un moment mais qui m'effrayait quelque peu. Par son épaisseur tout d'abord, mais aussi par son âge. Je craignais des tournures désuètes difficiles à déchiffrer et à pleinement percevoir. De plus je n'avais jamais lu de littérature russe (malgré une grande envie) et ne savais donc vraiment pas à quoi m'attendre.
J'ai finis par me lancer et il m'a fallu environ un mois pour en venir à bout, entrecouper de bien d'autres lectures pour ne jamais "en avoir trop". Ces pauses étaient bienvenues.

En effet, contrairement à ma crainte initiale, ce roman n'est pas difficile à lire. Les tournures sont adaptés à leur époque sans qu'un lecteur contemporain ne soit perdu ou rebuté par un style lourd ou pompeux. L'ensemble est fluide et plutôt plaisant à lire. Néanmoins j'avoue que je ne dépassais que rarement les 200 pages par jour. Au delà j'avais tendance à perdre le fil, à me "forcer" plus qu'à prendre plaisir.
De plus, je suis plus habituée des histoires avec une certaine action, un certain sens du rythme, ce qui n'est absolument pas le cas ici.
Tout se déroule lentement, presque sans heurt si ce n'est les sensibilités des personnages.

J'ai tout de même moins eu l'impression de lire l'histoire d'Anna que l'histoire de Lévine. En effet, c'est lui qui est le plus présent et dont on a le plus les impressions et les tourments. C'est un personnage un peu égaré, qui tente de bien faire avec ce qu'il connaît, qui tente de faire des améliorations dans sa vie et dans son domaine mais qui se heurt à bien des murs. On le voit évoluer de bien des manières, dans sa vie personnelle comme dans sa gestion du domaine ou même dans ses visions.
Anna présente une histoire qui se rajoute à celle de Lévine. Là où lui a une vie relativement paisible à la campagne - et dédaigne la ville - elle est la digne représentante d'une aristocratie flamboyante. Que ce soit par ses paroles, ses actes ou ses tenues, Anna est un contrepoids intéressant à Lévine.
Pour avoir lu le prologue et l'étude de fin, l'auteur se serait inspiré de lui-même et de sa vie pour décrire Lévine, ce qui pourrait expliquer l'importance de ce personnage et les longues descriptions de la vie à la campagne, au détriment parfois du reste des personnages.

L'histoire d'Anna est belle et tragique. C'est en effet un refus de l'hypocrisie de son époque qui a conduit Anna dans cette affaire. Si elle a quelques reproches à se faire, notamment lorsqu'on avance dans son histoire, on sent que sa rébellion lui aura coûté plus qu'elle ne lui aura véritablement apporté. Elle se donne toute entière à son amant, quitte à se brûler les ailes. Mais personne n'en prendra vraiment la mesure avant l'instant fatal. Dès lors, on a la sensation que la raison d'Anna se délite. Que des petits rien s'accumulent et la pousse lentement vers l'hystérie. Son état d'esprit se dégradant, elle n'aura plus de recours possible et je ne peux m'empêcher de la plaindre. Elle n'a pas su s'exprimer suffisamment, de même que son amant n'a pas été suffisamment habile, pour qu'ensemble ils surmontent les difficultés qui se présentaient à eux.

Au final, même si je doute de le relire un jour, j'ai eu beaucoup de plaisir à lire ce roman. Cela me conforte dans mon envie de lire plus de classique et de littérature russe.

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Challenge(s) :
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