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dimanche 2 avril 2017

Black Friday - James Patterson



Quatrième de Couverture :
Vendredi 4 décembre au matin. Le FBI est déjà sur les dents. Ils sont à peine une poignée, vétérans de la guerre du Vietnam rassemblés en un groupe nommé Green Band, et pourtant ils font trembler les Etats-Unis.
Leur leader, le colonel David Hudson, réclame pour ses pairs un traitement compensatoire et, surtout, la reconnaissance de leurs sacrifices consentis durant le conflit par le gouvernement.
Si ces revendications ne sont pas entendues, Wall Street, symbole de la toute-puissance financière américaine, sera rayé de la carte.
Walter Trentkamp, le chef du FBI, ne peut seul faire face a l'imminence de la menace. Il contacte Arch Carroll, spécialiste mondial en la matière. Épaulé par Caitlin Dillon, une avocate pleine de ressources, il entame une course contre la montre: les bombes doivent exploser l’après-midi même, à 17 h 05.
Note :
♣♣♣♣
Avis :
Un point intéressant à signaler : ce livre a été publié à la fin des années 80... ce qui en fait l'un des plus vieux romans de l'auteur publié. Pourtant on ne le réalise pas vraiment ! En effet, excepté une référence au WTC à un moment, il n'y a pas de décalage technologique et, surtout, l'histoire pourrait être valable de nos jours (en changeant de conflit peut-être).

L'idée est intéressante, avec la menace armée et financière, un héros torturé épaulée par une jeune femme aussi brillante que jolie - bref, la formule très classique de l'auteur.
Mais en fait c'est lent, c'est très très lent, c'est trop lent. Les chose "explosent" (ha ha) au début et s'accélèrent à la fin, mais entre les deux il ne se passe pas grand chose.
Arch enquête mais rien ne se passe vraiment. Par moment il fait des avancées... mais on ne sait pas comment ! Il a une illumination disons.

Les relations entre les personnages auraient pu être plus approfondies et aurait donné un peu de consistance à l'ensemble. Là c'est vraiment mou au milieu et on s'ennuie presque.
L'explication finale est un peu embrouillée et franchement, j'ai l'impression que l'auteur triche un peu. Pourtant, cela révèle de très bonnes idées.
Je crois que l'auteur pourrait tout à fait reprendre son idée et en faire un roman plus moderne, plus "facile" à adopter par le lecteur. Il a de l'expérience maintenant et il saurait mieux équilibrer les différents éléments de son histoire.

Au final c'est intéressant, mais avec un peu trop de points faibles pour être un incontournable. C'est un livre à recommander en priorité aux grands fans de l'auteur et aux accros aux romans d'intrigue financière.


Infos :
Autres Couvertures :

samedi 4 juin 2016

Le Second Suspect - Heather Lewis

Quatrième de Couverture :
Un couple élégant quitte un luxueux hôtel de Manhattan en pleine après-midi. Elle porte un attaché-case, lui un pesant sac de golf. À l’intérieur : le corps d’une prostituée qu’ils viennent d’assassiner au cours de leurs ébats...
Lorsque des policiers en civil surgissent, le film s’accélère : en quelques minutes, Gabriel Santerre, l’un des avocats les plus réputés de New York, et son épouse Ingrid, se retrouvent menottes au poignet.
Au commissariat, un étrange duel à distance s’engage entre Santerre et sa femme. L’avocat accuse sa compagne, psychiquement fragile ; cette dernière, hagarde, reste silencieuse comme si elle cherchait à protéger quelqu’un... Mais pour l’inspecteur du NYPD, Carolyn Reese, il ne suffit pas de compter parmi ses amis intimes le procureur général de l’État de New York pour être au-dessus de tout soupçon.
Sexe, corruption, luttes d’influence : l’enquête qu’elle va mener mettra au jour l’envers d’un monde en apparence si respectable...
Avis : 
Merci aux éditions L’Archipel (ici c’est leur label : L’Archipoche) pour m’avoir permis de lire ce roman

C’est un polar, qui est un peu intemporel et se veut noir. Tant par sa façon d’être écrit que par les faits relatés. L’auteur a en effet réussi à rendre une atmosphère sombre, un peu noire et angoissante. Mais passons à l’histoire qui est quand même ce qu’il y a de plus remarquable ici.

C’est l’histoire d’un couple « de la haute » à Manhattan. Elle, dans un état second, appelle la police pour signaler le meurtre qui vient d’être commis. En sortant de l’hôtel, la police les interpelle : dans le sac de golf du mari se trouve le corps d’une jeune prostituée.

Voici le début d’une bien étrange affaire ou les puissants usent de leurs pouvoirs pour s’en tirer.

L’auteur a réussi à créer une ambiguïté assez impressionnante à propos de ses personnages.

Entre le mari, riche et puissant, la femme, qu’on n’arrive pas à cerner (est-elle folle ? manipulatrice ? manipulée ?) et la flic qu’on pourrait croire borderline et qui en fait…est honnête et intègre, le lecteur est un peu étourdit.

On ne sait plus qui croire ni que croire. On croit savoir la vérité, et au final elle pourrait bien être autre. Les vices des puissants sont beaucoup plus sales que ceux de la plèbe, mais s’y frotter coûte cher. Alors la jeune victime souffrira-t-elle d’un système vicié, ou trouvera-t-elle justice d’une manière ou d’une autre ?

L’auteur a tout prévu, et chacun aura ce qu’il mérite.

L’enquête en elle-même est assez floue : on est loin des Experts ou même des méthodes du héros de Colleen McCullough que j’ai chroniqué sur le site. Là les faits se dévoilent peu à peu à travers les yeux de certains des protagonistes de l’affaire. Mais l’auteur arrive à faire garder leur part de mystère à ses personnages, et j’ai trouvé ça intéressant.

Je regrette un peu que ça aille « si vite » (le livre n’est vraiment pas épais, et le style est tel que les pages se tournent vite) car on a l’impression qu’on loupe des moments importants de l’enquête. Il ressort de ma lecture, que j’aurai aimé plus. Quitte à ce que les choses traînent un peu plus en longueur. Là on est plus dans le sous-entendu. On avance plus car l’affaire s’accélère que par les talents de l’inspecteur.

Pour résumer je dirai que c’était un polar sombre plaisant à lire (contrairement à ce qui est écrit sur l’auteur sur la quatrième de couverture, il n’y a pas de scène de sexe « morbide » ou autre. Je dirai même que l’on n’a aucune description de ce genre). Les choses vont vite – un peu trop à mon goût – mais s’enchaînent avec cohérence, et la fin est à la hauteur du reste : elle clôt le livre mais laisse planer encore quelques doutes sur les motivations/psychologies des protagonistes. Pas le roman de l’année, mais une bonne enquête. -


Infos :

mercredi 11 mai 2016

Celui qui dansait sur les tombes - James Patterson


Quatrième de Couverture :
John « Stef » Stefanovitch, lieutenant de police à New York, et Isiah Parker, inspecteur de la brigade des stups, ont un ennemi commun : Alexandre Saint-Germain, surnommé « celui qui dansait sur les tombes ».
Tout comme Parker, Stef est mû par des motivations d'ordre personnel : tous deux ont vu un de leurs proches assassiné par Saint-Germain.
Car, derrière les apparences, cet investisseur est aussi connu pour être un trafiquant de drogue et un psychopathe sanguinaire. Et ne dirige-t-il pas un groupuscule aussi secret que meurtrier, le Midnight Club ?
Une course contre la montre commence pour éliminer ce criminel. Mais comment attraper un homme qui se dérobe à la mort elle-même ?
Note :
♣♣♣♣♣
Avis :
Au début, on est un peu éparpillé...Et puis, difficile de se raccrocher à la quatrième de couverture qui ne nous ait pas d'une grande aide et aurait même tendance à embrouiller les cartes plus qu'autre chose.
On a deux/trois "grands" personnages et les autres ne sont que des faire-valoir. D'un côté Stef et Isaiah et de l'autre un homme d'affaire et du monde, qui traîne plus du mauvais côté de la loi que certaines truands. Chacun poursuit ses buts, sans réellement se soucier de ce qu'ils trouveront sur leur chemin.

Des milices privés dans la police (un fantasme (?) américain courant) à des parties fines, on passe par pas mal de perversion. En peu de pages, l'auteur les fait presque toutes. Et pourtant, c'est bien Saint-Germain qui se révèle le plus intéressant et le moins vu (et pour cause...aux environs de la page 100 on devine qu'il y a anguille sous roche).
On va principalement suivre Stef et c'est vrai qu'il est intéressant. Un enquêteur doué et déterminé dans sa situation, ce n'est pas courant. Il est bon et le prouve à nouveau même si ici, une bonne partie de son succès est dû au talent d'une écrivaine. Isaiah aurait pu être un personnage également intéressant, mais il n'est pas assez creusé à mon goût, un peu cliché même.

Saint-Germain est un méchant comme on les aime. Raffiné mais n'hésitant pas à se salir les mains, capable d'évoluer parmi les mondains et de se faire respecter par les autres membres de la "mafia" mais sans la vulgarité d'autres méchants. Si l'auteur le fait virer peu à peu hystérique, c'est néanmoins compréhensible. En revanche, il est la preuve "vivante" que le crime ne paie pas et qu'il n'y a pas d'honneur parmi ces voleurs !

L'enquête n'est pas désagréable mais de grandes parties sont laissées sous silence.

Sinon : le roman est âgé ! Et oui, 1988 ! Premier indice "Berlin Ouest" "Allemagne Fédérale", mais c'est à l’occurrence du "Concorde" que j'ai compris. Puis alors le "World Trade Center"... Mais c'est assez bien écrit pour qu"on ne sente pas du tout l'âge du roman. Bon point.

En revanche, gros coup de gueule contre l'auteur ou l'éditeur d'origine. Plein de mot qui manque et des dialogues qui sont incohérents ! Exemple : Sarah appelle Stef sur son fixe et c'est LUI qui dit "je savais que je te trouverai chez toi à cette heure là"...Pas mal de mélange sur les dialogues qui m'ont fait tiquer.

English Review :

mercredi 17 février 2016

J'ai liké ton profil...et j'aurais pas dû - Paula Haddad


Quatrième de Couverture :
Le monde des rencontres sur Internet semblait merveilleux tant que vous ne faisiez pas partie du club des profils anonymes. Jusque-là, vous regardiez d’un air amusé la fiche de votre meilleure amie, de votre collègue ou de votre mère. Puis vous avez commis l’impensable : créer votre propre profil sur un site de rencontres. Déferlante de « chats », de conversations « skypées », de SMS de 06 inconnus.
Passée la magie des premiers clics, le verdict est tombé : le virtuel est un vivier de candidats inquiétants, de « pas nets du Net ». Puis vous avez franchi le pas : aller à un premier rendez-vous. Il a réussi à vous convaincre qu’il n’était pas comme les autres. Et pourtant !
Accompagné de fiches de rencontres, avec illustrations et récits de « chat », cet anti-guide est un florilège des pires expériences vécues sur les sites de rencontres, et de toutes leurs petites manies. Passant au crible Meetic, AdopteUnMec, Tinder, et autres, un guide fondé sur une expérience 100% vraie racontée avec humour... Alors, tu likes ou pas ?
Note :
♣♣♣
Avis :
Cet anti-guide ce veut un florilège drôle de ce qu'on peut trouver sur les sites de rencontre lorsqu'on est une fille (et on attend donc la version masculine qui nous changerai un peu).
Pourtant, je n'ai pas trouvé cela particulièrement drôle ni un "florilège des pires expériences".

Ce sont des mini-chapitres ayant des thèmes aussi divers que variés : "La photo qui tue", "Le sexto de trop" ou encore "Parle à ma main".
Au début l'auteur s'amuse à faire le tour des sites les plus connus et à s'en moquer gentiment à travers les punchlines de leurs publicités. Mais rapidement j'ai déchanté.
L'auteur ne raconte rien en soi, il n'y a pas de texte de ressentit ou d'explications. Ça manque clairement autour des "chapitres" qui s’enchaînent sinon sans queue ni tête. Les auteurs font des allusions à l'un ou à l'autre pour inciter le lecteur à feuilleter, à revenir en arrière, en avant, etc. mais au final, ces renvois n'apportent absolument rien.
On a des extraits de chat (du moins je suppose) mais saupoudrés ici et là, ils n'ont pas l'impact attendu.

Je n'ai pas trouvé ça drôle, je n'ai pas détesté...je suis restée complètement en dehors. L'auteur déclare avoir 10 ans d'expérience, mais on a l'impression que ce ne sont que des clichés qu'on auraient pu réunir en quelques mois max. Il n'y a rien de nouveau, que des poncifs déjà lus et entendus. C'est dommage, on aurait attendu un peu plus de nouveautés dans cet "anti-guide".
Les "Cas Pratique" sont un peu plus intéressant car plus tenu, plus cohérent, mais là encore je n'ai pas vraiment trouvé ça amusant.
Alors j'en appelle à toutes celles et ceux qui ont déjà eu une expérience des sites de rencontre (pour rire ou pas) : qu'en pensez-vous ?


Infos :
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lundi 27 février 2012

Les Mystères d'Udolpho - Ann Radcliffe

udolpho.jpg 

Quatrième de couverture :

L'héroïne, Emilie Saint Aubert, affronte de nombreux malheurs dès son plus jeune âge : la perte de ses parents, le remariage de sa tante, sa tutrice, avec un riche et mystérieux Italien.
Udolfo, le sombre château dans lequel Émilie est retenue prisonnière par l'Italien machiavélique, représente toutes les craintes de la jeune fille (et du lecteur). Ce lieu, qui deviendra le symbole de la littérature gothique, est construit, dès ce roman précurseur, comme un labyrinthe menaçant où les esprits se perdent. Les couloirs qu’Émilie arpente la nuit sont-ils aussi déserts qu'ils n'y paraissent ?
Sous la menace de la torture et de la séquestration, Émilie s'apprête à faire la rencontre douloureuse du surnaturel, mais aussi celle de la vérité, perdue dans l'étourdissement de l'illusion et des apparences.
Note :
♣♣♣♣
Avis :
Et oui, ça y est, je l'ai terminé.
Pour vous situer l'histoire de cette lecture, elle m'a durée deux semaines. Mais il est fort possible que mon erreur est été de lire la quatrième de couverture et surtout le prologue ! Car ce prologue, si passionnant soit-il - il présente l'auteur, son style, l'ambiance - casse un peu tout ce que construit Ann Radcliffe. Difficile en effet de comprendre la peur de l'héroïne quand on vous annonce qu'il ne se passe rien à ce moment là !
Ann Radcliffe est présentée comme l'une des plus grande auteur de littérature gothique, un peu rigide sur sa conception de la société et la place de la femme, et passionnée par les histoires pouvant inspirées la terreur du lecteur et de ses personnages. 
Je dois avouer, que question écriture, en effet, c'est une grande dame. Il y a une grande poésie dans ses description, et un amour des paysages connus transparaît dans ses propos. Elle arrive à poser un cadre et une ambiance de façon tout à fait efficace.
Si vous êtes amateur de belle littérature, ou de ce style - qui va avec l'époque - vous serez comblé. De mon côté, aimant l'action ou au moins une réflexion, les descriptions de trois forêts en 300 pages je me suis effondrée. Pourtant c'est suffisamment bien écrit pour ne pas que je m'endorme, mais j'attendais désespérément que le récit débute.
Car si on vous annonce les malheurs de notre jeune Émilie, il vous faudra attendre 250 pages environ pour que ce qu'annonce la quatrième de couverture se profile. Vous voilà prévenu.
A partir de là comptez à nouveau une centaine de pages minimum pour arriver à Udolpho.

Pour ce qui est des personnages, c'est vraiment typique de cette époque. Une héroïne parée de toutes les vertus subissant de grands malheur aux mains de ses tuteurs, mais réussissant à conserver sa vertu et à faire rétablir l'ordre et la morale.
Bon, traitez moi de féministe, mais j'ai grincé des dents à plusieurs reprise. Ce n'est même pas le comportement des personnages masculins - plutôt constants - mais les réactions d’Émilie. Giflez là une bonne fois pour toute qu'elle reprenne sa vie en main plutôt que de constamment se soumettre.

Pour ce qui est de la partie terreur, elle n'a absolument pas pris sur moi, et pourtant l'auteur ne ménage pas sa peine pour nous instaurer un climat inquiétant, à grand renfort d'adjectif - tous ou presque ont des visages "sournois".
L'explication des artifices de l'auteur permet de satisfaire la curiosité du lecteur et pourtant me laisse un peu sur ma fin.
A la fin du récit, les choses s'accélèrent et il est dommage de les diluer comme cela. J'avoue que l'histoire de Blanche, je m'en serai passé.

Bref, c'est une très belle écriture qui sert ce roman, mais je le déconseille à ceux qui aime l'action, ou au moins la réflexion. A réservez aux amateurs de classiques et de descriptions de paysages. Vous allez visiter le sud de la France et l'Italie.

Infos :
  • Les Mystères d'Udolpho (ou Les Mystères d'Udolphe pour une autre traduction)
  • Ann Radcliffe
  • Archipoche
  • 617 pages
  • 9.50€
Couvertures :